Affaire DSK : de nouvelles zones d'ombre

  • A
  • A
Affaire DSK : de nouvelles zones d'ombre
@ MAXPPP
Partagez sur :

Selon ses avocats, DSK a pu être victime d'une "entreprise délibérée" pour le "détruire".

L'affaire du Sofitel semble rebondir à nouveau. Les révélations d'un journaliste américain, Edward Epstein, dans un long article de la New York Review of Books à paraître ce week-end, sèment le doute quant à l'hypothèse d'un complot qui aurait visé Dominique-Strauss-Kahn.
 
Accusé d'agression sexuelle par une femme de chambre, le 14 mai dernier à New-York, Dominique Strauss-Kahn a été blanchi au pénal, mais Nafissatou Diallo s'est livrée dans une bataille au civil. L'affaire n'est donc pas close et les révélations d'Edward Epstein pourraient donner du fil à retordre aux avocats de la plaignante.

Les caméras de surveillance parlent

Le journaliste américain, qui a eu accès aux enregistrements réalisés par des caméras de surveillance du Sofitel et à certains relevés téléphoniques, revient sur les événements troubles qui ont marqué cette journée du 14 mai.
 
Le Monde et Rue 89 ont notamment pu se procurer des extraits de l'article, dans lequel on apprend que le téléphone de DSK aurait été piraté, avant de disparaître mystérieusement sans jamais avoir été retrouvé. Nafissatou Diallo, elle, se serait rendue, dans la journée du 14 mai, à plusieurs reprises dans la chambre voisine de la fameuse suite 2806 qu'occupait Dominique Strauss-Kahn. Pourquoi ? Le groupe Accor refuse de répondre à cette question.
 
Edward Epstein révèle également que quelques minutes après que Nafisatou Diallo a été prise en charge par le personnel du Sofitel, l'ingénieur en chef de l'hôtel et un autre homme se congratulent, et se mettent à danser pendant trois minutes.

"Une entreprise délibérée visant à le détruire"

Suite à ces révélations, l'avocat de Dominique Strauss-Kahn a fait savoir vendredi qu'il n'excluait pas que son client ait été victime d'une "entreprise délibérée visant à le détruire politiquement" lors de son arrestation le 14 mai dernier à New York.

"Nous ne pouvons désormais plus exclure que Dominique Strauss-Kahn ait été la cible d'une entreprise délibérée visant à le détruire politiquement", a estimé Me Taylor.

L'avocat appelle les responsables du Sofitel et du groupe hôtelier français Accor à "apporter des explications complètes" aux questions soulevées par l'article de la New York Review of Books.

"Un complot ? Nous verrons"

Interrogé sur l'affaire Diallo lors de son entretien à la télévision française le 18 septembre, "DSK" avait été interrogé sur la piste d'un complot visant à l'abattre, alors qu'il faisait figure de favori pour la présidentielle française de 2012.

"Un piège ? C'est possible, un complot ? Nous verrons", avait-il lancé à propos de l'épisode du 14 mai. "Je voudrais bien savoir pourquoi on a choisi d'aider celle qui m'accusait et pas de collaborer avec moi", avait-il lancé.