Affaire Cassez : le Mexique doute toujours

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Affaire Cassez : le Mexique doute toujours
@ REUTERS
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REVUE DE PRESSE - La sortie de prison de la Française était là-bas dans tous les journaux.

Jeudi matin, le Mexique s'est réveillé avec l'affaire Cassez dans ses gros titres. Quelques heures après la très médiatique libération de la Française, après sept années de prison, les journaux du pays n'ont pas manqué l'occasion de faire de ce sujet leur une, et de le commenter. Qu'en ont-ils pensé ? Europe1.fr vous fait une petite revue de presse mexicaine.

# L'angle

L'"indignation des victimes" en ouverture.L'Excelsior et El Universal titrent sur la Française. "Ils ont libéré Cassez", pour l'un, "Cassez, libre", pour l'autre. Surtout, chacun a inséré un encadré sur l'avis des familles de victimes sur sa Une, indignées ou critiques.

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© Capture Twitter @lionelgougelot

# Le chiffre

83% des Mexicains contre la libération. Un sondage publié dans la Vanguardia, un autre quotidien mexicain, est éloquent. "83% des sondés considèrent qu'avec cette décision, la Cour protège le droit des délinquants", écrit le quotidien, qui va même plus loin : "pour 73% d'entre eux, Florence Cassez est coupable".

# L'argument

Son innocence n'a pas été prouvée. Beaucoup de journaux tournent l'affaire dans ce sens. En jugeant sur les nombreuses irrégularités du dossier sur la forme, la Cour n'a pas répondu à cette question sur le fond. Ainsi, La Jornada, journal de gauche, titre : "innocente ou coupable, Cassez est libre", parlant même dans les premières lignes de l'article d'une "décision inespérée".

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© Capture Jornada

"Libre sans être innocente", juge également La Razon, de droite. Comme La Jornada, ce dernier déplore qu'on "ne veille pas au respect des droits des victimes". "On n'a pas demandé de punir les responsables du montage de l'arrestation", ajoute-t-il. Dans leur viseur ne figure plus Florence Cassez, mais "ceux qui ont déformé la réalité", à savoir les autorités.

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© Capture Razon

Visiblement agacés de voir partir Florence Cassez, les Mexicains semblent surtout en vouloir à la police, qui a maquillé leur arrestation, raison qu'a invoqué la Cour suprême selon eux pour libérer la Française.