Accro aux jeux vidéo, il laisse son fils mourir de faim

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Accro aux jeux vidéo, il laisse son fils mourir de faim
La police sud-coréenne a indiqué mardi avoir arrêté un homme, soupçonné d'avoir laissé son enfant mourir de faim tandis qu'il passait ses journées sur des jeux vidéo. (illustration prétexte)@ Reuters
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CORÉE DU SUD - Un homme est soupçonné d'avoir laissé son enfant mourir de faim tandis qu'il passait ses journées sur des jeux vidéo. Il a été arrêté.

La police sud-coréenne a indiqué mardi avoir arrêté un homme, soupçonné d'avoir laissé son enfant mourir de faim tandis qu'il passait ses journées sur des jeux vidéo. Cette nouvelle affaire devrait alimenter le débat en Corée du Sud sur l'addiction présumée aux jeux vidéo. Le parlement envisage le passage d'une loi classant cette activité dans la catégorie des activités pouvant devenir addictives, comme les drogues, l'alcool et les paris. Le joueur, identifié par la police sous le nom de Chung, 22 ans, a été arrêté lundi après la découverte du corps décomposé de son fils de deux ans dans un sac poubelle, près de Daegu, a précisé la police.

En 2009, le pays avait été choqué par une affaire semblable: un jeune couple avait laissé son bébé de trois mois mourir de faim, alors qu'ils passaient des heures à jouer sur internet, notamment un jeu qui consistait à élever un enfant virtuel. Fin février, l'épouse de Chung avait trouvé un travail dans une usine, loin du logement conjugal, et elle avait laissé son mari, sans emploi, s'occuper de l'enfant. Mais l'homme, qui avait un casier judiciaire, passait ses journées dans des cafés internet et ne rentrait que tous les deux à trois jours pour nourrir le garçonnet.

Le 7 mars, le père a trouvé l'enfant mort dans l'appartement, a ajouté la police. Il a laissé le corps pendant plus d'un mois, avant de le placer dans un sac à poubelle et de le jeter dans un jardin à quelques centaines de mètres. Il a rapporté la disparition de son enfant à la police, avant de reconnaitre s'être débarrassé du corps. Une étude nationale conduite en 2013 par le ministère des Sciences a conclu que 7% des 50 millions de Sud-Coréens sont considérés comme présentant "un risque élevé" d'addiction à l'internet. Le pourcentage grimpe à 11,7% chez les adolescents.