A Manille, une prise d’otages en direct

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A Manille, une prise d’otages en direct
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Huit touristes ont été tués par un ancien policier philippin. Sous le regard des caméras.

Un bus à l’arrêt au beau milieu d’une large avenue désertée de Manille, aux Philippines. A l’intérieur, une vingtaine de touristes hongkongais séquestrés par un ancien policier philippin. La prise d’otages, suivie en direct par les médias du monde entier, s’est achevée à la nuit tombée.

La prise d’otages a duré près de dix heures :









Le dernier bilan fait état de huit morts. Quatre personnes seulement ont été vues sortant vivantes du bus. Rolando Mendoza, le forcené, avait libéré sept de ses otages au fil de la journée.

Armé d'un fusil automatique M-16 et d'armes légères, le preneur d’otages a, lui, été abattu lors de l’assaut. Cet ancien policier limogé, et qui exigeait de récupérer son emploi, avait lui-même convoqué la presse en placardant une feuille blanche sur laquelle on pouvait lire "Media now" (les médias maintenant) sur la vitre du bus.

Une pancarte : "Media now"

En arrière-plan, derrière les rideaux du véhicule, les caméras placées au-delà du périmètre de sécurité ont réussi à entrapercevoir le visage, le bras de certains des otages. Le preneur d’otages a, lui, longtemps maintenu le contact avec les négociateurs appelés sur place, en communiquant via la fenêtre côté chauffeur.

Vers 13h30, heure de Paris, des coups de feu ont été entendus à proximité du bus. La force ne sera employée "qu'en dernier recours", avait assuré le porte-parole de la police.

Moins d’une demi-heure plus tard, l’assaut était donné :

"Je vois des policiers des forces spéciales arriver. Je sais qu'ils vont me tuer. Ils feraient mieux de tous partir car, à tout moment, je peux faire la même chose ici", a lancé en guise d’adieu le forcené sur la radio Mindanao Network. "Les balles volaient dans tous les sens. J'ai cru que j'allais mourir (...) C'était trop tard, pourquoi avons-nous dû attendre plusieurs heures avant que quelqu'un vienne nous aider?", s'est interrogée de son côté une des survivantes.