56 journaux parlent d’une seule voix pour Copenhague

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56 journaux parlent d’une seule voix pour Copenhague
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Les quotidiens de 45 pays publient un éditorial commun demandant à leurs dirigeants de faire les bons choix au sommet sur le climat.

"A moins d'unir nos efforts pour prendre des mesures décisives, le changement climatique va ravager notre planète et, ce faisant, perturber fortement notre prospérité et notre sécurité." Quelque 56 journaux de 45 pays dont Le Monde et Libération publient lundi un éditorial commun demandant à tous les pays, pauvres et riches, de se montrer unis à la conférence de Copenhague sur le changement climatique.

L’initiative a été menée par le quotidien britanniqueThe Guardian. Son rédacteur en chef, Alan Rubsbridger, explique que s’il s’agit d’une première pour tous ces journaux, ils "n’avaient jamais eu à couvrir un tel événement non plus."

"Nous demandons aux représentants des 192 pays réunis à Copenhague de ne pas hésiter, de ne pas se lancer dans des discussions, de ne pas se faire de reproches mutuels, mais de saisir la chance d'échapper au plus grand échec politique de l'époque moderne. Cela ne devrait pas être une lutte entre le monde riche et le monde pauvre, ou entre l'Est et l'Ouest. Le changement climatique nous concerne tous et doit être résolu par tous", lit-on dans l'éditorial publié en vingt langues, dont le chinois, l'arabe et le russe.

"La transformation sera onéreuse, mais son coût sera largement inférieur à celui du récent sauvetage de la finance mondiale – et infiniment moindre que le prix que nous aurions à payer en cas d'inaction. Beaucoup d'entre nous, notamment dans les pays développés, devront modifier leur façon de vivre. L'époque des billets d'avion qui coûtent moins cher que la course en taxi pour se rendre à l'aéroport, touche à son terme. Nous allons devoir acheter, manger et voyager de façon plus intelligente", poursuit le texte.

"Vaincre le changement climatique passera par une victoire de l’optimisme sur le pessimisme, d’une vision de l’avenir sur une vue à court terme, ce qu’Abraham Lincoln appelait ‘les meilleurs anges de notre nature’".

"Si nous sommes capables, malgré nos divergences de vue tant nationales que politiques, de nous accorder sur ce qui doit être fait, alors nos dirigeants doivent aussi pouvoir le faire", affirment les journaux.