Quand un curé caché dans le confessionnal débusque son voleur

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Quand un curé caché dans le confessionnal débusque son voleur
Image d'illustration.@ MUSTAFA OZER / AFP
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Depuis trois ans, un voleur se servait dans le tronc des quêtes dans une église du Var. Le curé a décidé de passer à l'action. 

Il a décidé de mener lui-même l'enquête. Le prêtre officiant à l'église du Pradet, proche de Toulon, dans le Var n'en pouvait plus de voir son tronc pillé régulièrement. Entre des vidéos amateurs insuffisantes et des moyens trop limités pour installer de la vidéosurveillance, le curé a décidé de débusquer lui-même l'auteur des larcins, rapporte Ouest France

"Ça a tout de suite marché !". Ayant découvert que les vols avaient toujours lieu pendant l'heure du déjeuner, le père Hubert Blin a décidé mercredi de prendre le taureau par les cornes. A midi, "je me suis enfermé dans le confessionnal, le seul endroit où je peux voir et où l'on ne peut pas me voir, ça a tout de suite marché !", expliquer le prêtre. Trente minutes après, le voleur pointe en effet le bout de son nez. 

"Scotch double". L'auteur des vols avait un moyen ingénieux pour se remplir les poches : "une languette en plastique avec une plaquette en plomb et du scotch double face puissant, le tout attaché à un fil de pêche". "C'est assez ingénieux, car une chicane à l'intérieur du tronc empêche en principe de remonter les pièces et les billets", précise l'officiant. 

Le prêtre en filature. Hubert Blin, remonté, s'en prend alors au voleur. "Je l'ai tancé vertement, je lui ai dit que c'était un voleur et je lui ai retiré un cinq euros encore collé à son système", raconte le prêtre au quotidien régional. Après l'avoir mis dehors, le curé ne lâche pas l'affaire et décide de le suivre... tout en prévenant les forces de l'ordre. L'homme, un SDF de 67 ans, a été arrêté puis relâché le même jour, assurant qu'il ne s'était prêté à cet acte de délinquance que deux fois. Un aveu qui ne correspond pas aux pertes de l'église du Pradet. Depuis trois années, le curé fait état d'une perte de 3.000 euros par an.