L'université d'Eindhoven ouvre le premier "drone café" au monde

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L'université d'Eindhoven ouvre le premier "drone café" au monde
Dans ce café des Pays-Bas, des soucoupes blanches servent les cocktails @ Capture d'écran Youtube
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Dans un café éphémère des Pays-Bas, des soucoupes blanches aux yeux luminescents sont chargés de servir les cocktails. 

Dans ce bar, les garçons passent entre les tables en voletant, et pour cause... Le robot serveur, nommé "Blue Jay", premier drone domestique d'intérieur autonome, s'approche de la table et prend la commande des clients qui pointent leur choix sur la carte, sous le regard attentif de ses caméras. La scène se passe ce week-end, à l'Université de Technologie d'Eindhoven, aux Pays-Bas, dans le premier "drone café" au monde.

Un café éphémère. "Ses yeux se remplissent petit à petit, comme une barre de téléchargement. Une fois qu'ils sont entièrement lumineux, cela veut dire que la commande est prête. Et un autre drone apporte la bouteille à table grâce à sa pince", explique Tessie Hartjes, étudiante et responsable de projet. Le café éphémère aux allures futuristes, ouvert à l'occasion du "Dream & Dare Festival" pour le soixantième anniversaire de l'université, propose quatre cocktails, avec ou sans alcool, tous bleus et verts, comme les yeux en demi-lune de "Blue Jay".

Une pince similaire à une main. Cet "animal domestique dressé", entièrement recouvert d'une coque et donc "sans danger", est "intelligent, impatient d'apprendre et prêt à jouer", précisent ses concepteurs. Doté d'une pince similaire à la main humaine, "l'outil le plus fonctionnel pour les tâches quotidiennes", ce robot est capable de voler à l'intérieur des maisons grâce à des capteurs, de petites hélices et une meilleure batterie, contrairement aux drones extérieurs munis d'un GPS.

Vingt étudiants bénévoles. D'un coût de production de 2.000 euros pièce, financés par l'université, des partenaires privés et un système de financement participatif, ces mini-hélicoptères au nombre de six sont le fruit de neuf mois de travail de vingt étudiants bénévoles de différentes facultés, dont la plupart ont quitté leur études pour un an afin de se consacrer au projet. La responsable précise : "Ce nouveau type de drone pourrait nous accompagner dans la vie de tous les jours et être un outil très utile pour l'espèce humaine. Nous le voyons comme le prochain téléphone portable, que chacun peut programmer comme il le souhaite."