A 15 ans, Valentin veut entrer à l'Académie française

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A 15 ans, Valentin veut entrer à l'Académie française
@ JACQUES DEMARTHON / AFP
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A seulement 15 ans, Valentin, un lycéen des Côtes-d'Armor, est candidat pour siéger sur le fauteuil 5 de l'Académie française. Il deviendrait ainsi Immortel.

Il vient de terminer son premier livre La nouvelle France, suit des cours de russe et d'hébreu moderne, adore la politique et voudrait un jour discuter avec Jean d'Ormesson. Il s'appelle Enzo "Valentin" Ogier, et à seulement 15 ans, il rêve désormais de devenir Immortel en intégrant l'Académie française.

Candidat, au même titre qu'Andreï Mékine. "Je me suis demandé si dans une société qui dit lutter contre le principe de discrimination, l'âge pouvait être un obstacle", a confié Valentin au Télégramme. C'est de cette réflexion qu'est née son envie de se lancer dans la compétition pour le fauteuil numéro 5 de l'Académie française, laissé libre après le décès de l'auteure Assia Djebar. C'est tout naturellement qu'il a postulé, aux côtés de grands auteurs comme Andreï Mékine. L'Académie française est potentiellement ouverte à toutes les candidatures. Seule condition : avoir moins de 75 ans.


Zemmour, Finkielkraut ou Peyrefitte. Pour intégrer la célèbre institution, le lycéen a préféré délaissé son prénom usuel, Enzo, pour lui préférer son second prénom, Valentin. "J'avais peur qu'Enzo bouscule un peu trop l'Académie", a-t-il expliqué au Télégramme. Dans la chambre de Valentin, au milieu des livres de Jacques Attali ou d'Eric Zemmour se trouvent ceux d'Alain Finkielkraut, qui vient lui-même d'intégrer l'Académie française. Mais son idole absolue reste l'ancien ministre Alain Peyrefitte, dont il a soigneusement accroché un poster dans sa chambre. "Grâce à lui, je suis devenu pleinement libéral", a-t-il expliqué au quotidien breton.

De grandes ambitions. Au-delà de l'Académie française - à laquelle il n'a a priori aucune chance d'accéder pour l'instant - Valentin rêve d'intégrer l'Ena et de devenir conseiller des Affaires étrangères. Le jeune homme, ouvertement de droite, a même confié à l'une de ses professeures vouloir devenir... président de la République !