Les maisons de campagne typiques d'une région.

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Les maisons de campagne typiques d'une région.
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Les résidences secondaires.A une époque où nationaux comme étrangers se ruent sur le patrimoine immobilier français, faisant flèche de tout bois pour restaurer la moindre masure, les appellations aussi diverses que variées ont fait florès, favorisées par des propriétaires en mal de reconnaissance indigène. Nous offrant l’occasion de revisiter les plus répandues d’entre elles.

Les résidences secondaires.

A une époque où nationaux comme étrangers se ruent sur le patrimoine immobilier français, faisant flèche de tout bois pour restaurer la moindre masure, les appellations aussi diverses que variées ont fait florès, favorisées par des propriétaires en mal de reconnaissance indigène. Nous offrant l’occasion de revisiter les plus répandues d’entre elles.

 

 

 

La bastide.

 

Ce fut dès le milieu du XIXe siècle que la bastide devint synonyme de maison de campagne, souvent accompagnée de l’épithète provençale ce qui semble euphémique, le vocable étant emprunté à l’ancien provençal bastida. Une bastide qui était, à l’origine, une fortification temporaire, à l’image d’un fortin, avant de donner son nom à toute ville nouvelle spécialement bâtie pour donner refuge en cas d’attaque. Et qui, au fil du temps, se transforma en petite forteresse en dur, un terme qu’on peut rapprocher de bastille dans cette acception. C’est donc, indiscutablement, la Provence qui a donné son sens actuel à ces fermes isolées du village, devenue aujourd’hui la résidence secondaire des régionaux.

 

 

 

La gentilhommière.

 

Même si la gentilhommière tire son étymologie de gentil, un noble de naissance (du latin gentilis, propre à la race, à la famille), le terme n’en est pas moins d’essence populaire sinon familière, voire péjorative dans la bouche de certains. Qui décrit la maison de plaisance, et modeste, d’un gentilhomme et, aujourd’hui, par extension, une maison de campagne « gentiment » aménagée.

 

 

 

Le rendez-vous de chasse.

 

Le rendez-vous de chasse parle de lui-même mais il ne faudrait pas que la vision de la cabane en rondins de nos chasseurs actuels fasse oublier les trésors architecturaux que recèlent certains de ces pavillons. Rappelons, pour mémoire, que le château de la Muette (meute, en ancien français) est à l’origine un rendez-vous de chasse, tout comme l’était Versailles avant que Louis XIV ne s’en mêle, ou même Fontainebleau. Et toujours doté d’une telle diversité architecturale qu’il semble difficile de décrire un rendez-vous de chasse si ce n’est par sa fonction initiale, réunir les chasseurs.

 

 

 

 

La chaumière.

 

 A-t-on oublié que jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, le toit de chaume était le plus répandu en France, même si son inflammabilité entraînait régulièrement la destruction de villages entiers ? Une chaume faite de paille de froment ou de seigle mais aussi de sarrasin ou de blé (même si le vocable est emprunté au latin calamus qui signifie « tige de roseau »), une paille relativement abondante, même chez les moins nantis. Une couverture légère qui ne nécessitait donc pas une charpente très robuste mais dont l’usage fut abandonné en raison des risques majeurs d’incendie, certes, mais également de la mécanisation du moissonnage qui « casse » la paille et la rend impropre à cet usage. Mais il nous reste la chaumière au charme désuet, qui, à l’origine, décrivait tout simplement n’importe quelle habitation pourvu qu’elle soit dotée d’un toit de… chaume.

 

 

 

Le mas.

 

Le latin mansus, la maison, le domaine agricole, a donné fort naturellement, en provençal, le mas, une maison de paysan peu à peu devenue maison de maître rurale puis maison de campagne typique de cette région du sud de la France. Pour l’anecdote, sachez que l’auteur du Comte de Monte-Christo en tire l’origine de son patronyme.

 

 

 

La folie.

 

La folie s’apparentait à qu’on appellerait aujourd’hui une maison d’architecte, autrement dit une bâtisse qui ne ressemblait pas à ce qui se pratiquait localement, plus ou moins extravagante mais toujours somptuaire. Car cette appellation faisait référence à la dépense immense qu’il avait généralement fallu pour la construire. Un terme qui s’est certainement croisé avec feuillée qui désignait une petite maison située dans un bois, ou plus simplement un abri de feuillage.

 

 

 

Le bourdieu.

 

Maison de plaisance typique de la région bordelaise, le bourdieu n’est pas, à l’origine, un habitat agricole, mais se situe entre chartreuse et villa classique, bien loin des châteaux qui ont fleuri dans cette région. Un terme dérivé de l’occitan borda qui désignait une petite ferme. Des maisons des champs qui existent depuis la Renaissance et que les Bordelais bâtirent jusqu’au XIXe siècle en Gironde. Et dont beaucoup ont été détruites au fil du temps que ce soit à cause de l’urbanisation ou de l’industrialisation locale.

 

 

 

Le cottage.

 

Un vocable qui date du XIXe siècle, du moins en français, et qui désignait une petite maison de campagne simple, certes, mais toujours élégante. Une acception qu’il a conservée jusqu’à nos jours. Sans oublier qu’il nous vient d’outre-Manche, comme nous le précise Diderot, où il désignait une chaumière sans dépendances. Un vocable que les Anglais ont certainement emprunté au vieux français cote qui décrivait une cabane tout comme l’ancien bas francique dont il est issu, kot.

 

 

 

La chartreuse.

 

Demeure des moines chartreux, elle devint synonyme de petite maison de campagne isolée et à l’austérité affichée, dès la fin du XVIIIe siècle, rappelant ainsi le caractère retiré de la civilisation qu’adoptèrent ces moines végétariens installés dans des couvents. Un vocable qui, avant de s’étendre à tous les monastères des chartreux, tirait son appellation d’un massif montagneux, la Chartreuse près de Grenoble où Saint-Bruno fonda son ordre en 1084. Un terme qui connaîtra une grande popularité grâce à Stendhal qui fit entrer Fabrice Del Dongo à la chartreuse de Parme.

 

 

 

 

L’ermitage.

 

Un sens de l’éloignement, du retiré, qu’on trouve également dans l’ermitage qui, à l’origine, constituait l’habituation d’un ermite et décrivait, plus généralement, tout lieu écarté et solitaire, le plus souvent désertique (par son origine grecque, erêmitês qui signifie du désert), à l’image de certaines maisons rurales reculées. Un ermitage qui, hors l’habitat principal, comprenait souvent une chapelle et un jardin potager. Assez étrangement, on trouve le mot écrit avec ou sans h initial depuis le XVIIIe siècle.

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