Le logement neuf ne connaît plus la crise

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Le logement neuf ne connaît plus la crise
@ MAXPPP
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Les ventes devraient flirter cette année avec les records de 2007.

A l'origine de la crise, le marché immobilier semble avoir retrouvé des couleurs, grâce à une progression des ventes de logements neufs. "Nous avons tourné la page de la crise", confirme Marc Pigeon, président de la Fédération des promoteurs immobiliers de France (FPI).

Depuis le début de l'année, les promoteurs ont vendu 53.606 biens immobiliers dans le neuf. Un chiffre qui est en hausse de 17% comparé à la même période en 2009. La FPI, qui représente 85% des ventes de logements neufs en France, prévoit 115.000 transactions cette année. En 2009, seules 106.000 avaient été comptabilisées, malgré de forts rabais en raison de la crise.

Qui dit hausse des ventes, dit hausse des prix

Mauvaise nouvelle pour les acheteurs : ce redressement du logement neuf se reflète également sur les prix, où on assiste à un rattrapage. Le prix moyen du mètre carré - 3.858 euros/m2 - a par exemple augmenté de 5% entre juillet et septembre comparé à la même période un an plus tôt. En Ile-de-France, le prix du mètre carré a progressé de 7,7%, à 4.490 euros, et de 4,9% à 3.858 euros pour la province.

Les studios, les deux et trois-pièces concentrent 80% des ventes.

Une progression grâce aux dispositifs publics

Ce rebond dans l’immobilier est essentiellement due au succès des dispositifs publics comme le "Scellier" qui encouragent des investissements locatifs neufs. Destiné aux investisseurs achetant des logements pour les louer, le dispositif "Scellier" représente 66% des ventes depuis le début de l'année, selon la FPI.

Le doublement du Prêt à taux zéro pour le logement neuf et le "pass-foncier" - un système qui permet aux ménages modestes d'acquérir le terrain après le logement - ont participé également cette embellie.

Le logement neuf a par ailleurs bénéficié indirectement de conditions de taux de crédit immobilier très attractives. Les taux d'intérêt sont pour la plupart en dessous de 4%, du jamais-vu, selon Michel Mouillart, enseignant à l'Université Paris X et spécialiste du logement.

Et cette tendance devrait se poursuivre l'année prochaine malgré la fin de ces dispositifs d'ici fin décembre.