Le chauffage à travers les siècles.

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Le chauffage à travers les siècles.
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Problème endémique d’une bonne part de l’humanité, hier et aujourd’hui, le froid a été combattu par tous les moyens imaginés par l’esprit fécond de l’homme. D’innombrables procédés qui vont du modeste chauffe-pied au poêle à bois en passant par la climatisation, certains sacrifiés sur l’autel de la modernité, d’autres retrouvant grâce par la mode du retour à la nature. En bref, largement de quoi échauffer nos esprits.

Problème endémique d’une bonne part de l’humanité, hier et aujourd’hui, le froid a été combattu par tous les moyens imaginés par l’esprit fécond de l’homme. D’innombrables procédés qui vont du modeste chauffe-pied au poêle à bois en passant par la climatisation, certains sacrifiés sur l’autel de la modernité, d’autres retrouvant grâce par la mode du retour à la nature. En bref, largement de quoi échauffer nos esprits.

 

 

Assez étrangement, notre vocable chauffage ne tire pas son origine d’une quelconque installation propice à réchauffer un lieu mais de l’approvisionnement en bois, le chauffagium en bas latin. Ce qu’atteste Diderot dans son Encyclopédie, qui précise que le chauffage est le droit que quelqu'un a de prendre dans les forêts d'autrui du bois pour se chauffer.

 

 

 

 

 

Tous les chemins mènent à Rome.

 

Chez les Romains, comme chez les Hellènes, on brûlait toutes sortes de combustibles dans de larges vases posés sur un trépied ou dans des poêles portatifs, sortes de braseros mobiles. On savait également réchauffer l’air (et l’eau) avant de la faire circuler dans des tuyaux placés sous le sol ou dans les murs, un procédé appelé hypocauste que l’on retrouve notamment dans les thermes. Evidemment, les moins nantis se contentaient au mieux de cheminées au faible pouvoir calorifère.

 

 

 

En France.

 

Au Moyen-Age, les châteaux n’ayant pas vocation à se montrer confortables, on n’y trouvait pas de systèmes de chauffage si ce n’étaient des cheminées. Chez les pauvres, en construisant son habitat au-dessus de l’enclos à bestiaux, on profitait surtout de la chaleur naturelle dégagée par les animaux.

 

Mais c’est autour de la cheminée que l’on tentait de se réchauffer, sans négliger tous les dérivés des bouillottes, bassinoires, chaufferettes et autres couvets, avant que celle-ci ne laisse place au poêle et au calorifère grâce à la production des plaques de fonte qui non seulement offraient un meilleur rendement mais permettaient surtout d’utiliser d’autres combustibles que le bois (houille ou charbon).

 

 

 

Le radiateur.

 

Un vocable récent qui, initialement, au XIXe siècle, était un terme de physique qui décrivait le pouvoir de rayonnement de certains matériaux. Qu’on appliquera, quelques décennies plus tard, à n’importe quel appareil de chauffage à chaleur rayonnante, voire à tout système qui permet d’évacuer la chaleur comme dans le cas du radiateur d’une automobile. Autrement dit, un procédé qui facilite l’échange thermique.

 

 

 

 

Le poêle.

 

Un terme à sens multiple puisqu’il désigne, entre autres, aussi bien l’ustensile de cuisine doté d’un manche (il est alors féminin) qu’un fourneau qui permet le chauffage d’une pièce. Un procédé tellement efficace que dans certaines régions on appelle poêle une pièce chauffée par un fourneau.

 

Un poêle qui prendra toute sa valeur calorifère grâce à la fonte, même s’il préexistait en terre cuite et faïence ou en carreaux de biscuit et garnis de briques, dans de nombreux pays à climat froid avec de multiples variantes techniques et autant d’appellations diverses.

 

 

 

 

Le calorifère.

 

Sénèque, au premier siècle de notre ère, évoquait déjà un calorifère à air chaud dont on retrouvera le principe pratiquement deux millénaires plus tard, cette fois alimenté par la vapeur grâce au système inventé par James Watt. Il s’agit donc d’un grand poêle mais qui, ce qui le distingue de ce dernier, transporte la chaleur dans plusieurs endroits d’une maison avec un seul foyer doublé d’un système de tuyauterie qui répand de l’air chaud, ou de la vapeur, dans toute la maison. Un système efficace à la déperdition calorifère réduite.

 

 

 

 

Le brasero.

 

Le brasero est un procédé très simple qu’on utilise depuis la plus haute antiquité, notamment chez les Grecs qui disposaient de l’escharion, ce récipient de terre cuite, de cuivre, rempli de braises avec différents combustibles qui reposaient sur de la brique, comme le charbon de bois ou du bois sec. A ne pas confondre avec le brasier qui est un simple feu, généralement pour se chauffer à l’extérieur, même si brasier est une façon ancienne de décrire un brasero car ce mot semble n’apparaître qu’à la deuxième moitié du XIXe siècle, emprunté à l’espagnol brasero, un dérivé de braise, on s’en serait douté.

 

 

 

 

Le réchaud.

 

Un principe qui rejoint celui du poêle mais généralement utilisé pour réchauffer des plats à l’aide de charbon et qu’on semble découvrir au XVIIIe siècle, alors qu’il préexistait depuis l’Antiquité avec, notamment, le foculus des Romains. Ce qui nous éloigne de notre chauffage car il n’y a guère que Viollet le Duc pour imaginer qu’un réchaud puisse chauffer une pièce, qu’il confond à l’évidence avec un brasier.

 

 

 

 

La climatisation

 

Emprunté au latin clima, dérivé du grec klima qui désigne l’inclinaison du ciel, autrement dit la partie du ciel visible à un moment donné dans un lieu précis, le vocable climatisation fut inventé par Maurice Vinot à partir du verbe climatiser. Un procédé qui devrait résoudre à terme tous les problèmes de chaud et de froid dans nos habitats, le tout étant de trouver le combustible compatible avec l’écologiquement correct.

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