Le bon timing pour se lancer dans un investissement locatif

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Le bon timing pour se lancer dans un investissement locatif
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L’attrait de la fiscalité, du rendement et de la plus-value ne doit surtout pas être le seul motif capable de vous convaincre d’investir dans la pierre.

L’attrait de la fiscalité, du rendement et de la plus-value ne doit surtout pas être le seul motif capable de vous convaincre d’investir dans la pierre.

Engagée pour au moins quinze ans (pour éviter la plus-value), cette opération doit être mûrement réfléchie. Nous avons listé ci-dessous quelques paramètres qui peuvent vous indiquer si c’est pour vous le moment opportun. Revue de détails.

Propriétaire de sa résidence principale,

Vous avez les moyens d’acheter ? Alors commencez d’abord par acquérir votre résidence principale. Cette opération patrimoniale est essentielle à la constitution d’un capital. Elle vous assure un toit pour aujourd’hui et pour demain. Une fois cet achat réalisé et les mensualités de remboursement intégrées dans votre budget, vous pouvez par la suite songer à un placement dans l’immobilier. Mais le timing n’est pas le même pour tous.

Disposer d’une capacité d’endettement ?

L’achat immobilier représente toujours une somme non négligeable. Aujourd’hui, il faut débourser au bas mot plusieurs dizaines de milliers d’euros pour le moindre garage ou studio. Et à moins d’avoir hérité d’un oncle d’Amérique, il faut emprunter. Or, la banque ne vous prêtera que si vous êtes capable de la rembourser sans mettre vos finances en péril.

La capacité d’endettement théorique ne doit jamais dépasser 33 % de vos revenus mensuels. Ce ratio prend en compte tous les crédits en cours et notamment celui de la résidence principale. Avant de vous emballer pour une opération posez-vous la question suivante : Etes-vous en mesure d’assumer à la fois le remboursement du crédit de votre résidence principale et celui de votre investissement locatif ? Tout le monde ne peut pas se permettre ce cumul de charges.

Investir dans un marché baissier

Contrairement à l’achat de la résidence principale qui répond à un vrai besoin de se loger, celui de l’investissement locatif n’a jamais rien d’urgent. Si vous le pouvez choisissez le « bon » moment à savoir celui où les prix sont stables ou mieux baissent. Faire une bonne affaire vous permettra peut être à terme d’empocher une coquette plus-value le jour de la revente.

Etre trop fiscalisé

Autour de la quarantaine et la cinquantaine, la fiscalité atteint souvent son summum. Pour les gestionnaires de patrimoine, tout épargnant qui paye 4.000 euros et plus par an d’impôts sur le revenu, peut être en mesure de prendre des dispositions pour réduire sa pression fiscale. Grâce aux dispositifs fiscaux (Scellier, Malraux, monument historiques, LMNP, etc.), l’investissement dans la pierre notamment constitue une réponse possible.

Diversifier son patrimoine

Acheter pour louer permet de vous constituer un patrimoine immobilier. Cette opération est judicieuse si vous disposez déjà d’un portefeuille bien garni de produits financiers en tous genres (actions, obligations, assurance vie, PEA, etc.). Jouer la carte de la diversification des placements permet de limiter les risques de perte et de jouer sur des marchés cycliques (financiers et immobiliers) rarement en phase.

Aider ses enfants

Certains considèrent un investissement locatif utile pour aider les enfants. Acheter un bien et le louer pendant que sa progéniture est mineure permet de rembourser le crédit sans trop d’effort de trésorerie. Une fois le « petit » devenu « grand », il pourra habiter le logement ou le revendre pour empocher cette somme qui l’aidera pour un autre projet (financement d’études, achat d’un logement plus grand, etc.).

Se préparer des revenus pour la retraite

Les loyers constituent également des revenus réguliers capables d’arrondir chaque mois sa retraite. Ce scénario est possible à condition d’avoir programmé cet investissement bien en amont. Il faut acheter assez jeune, autrement dit pendant sa période de vie active, pour être en mesure de rembourser tant que vos revenus sont réguliers. L’idée consiste à solder le crédit une fois à la retraite. Du coup les loyers tombent directement dans votre escarcelle.