Immobilier : les prix à la location reculent

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Immobilier : les prix à la location reculent
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EN CHIFFRES - Les loyers ont tendance à reculer depuis le début de l’année.

L’info. Alors que les prix ont tendance à augmenter continuellement, le marché immobilier de location connaît depuis peu une tendance inverse. Selon les chiffres de l'observatoire des loyers Clameur, qui fédère tous les professionnels de l’immobilier, le prix des locations a reculé depuis le début de l’année dans la majorité des villes de plus de 100.000 habitants. Un retournement de tendance qu’Europe1.fr vous résume en quelques chiffres.

60% des grandes villes concernées. Les prix reculent depuis le début de l’année dans 60% des villes de plus de 100.000 habitants. C’est notamment le cas à Lille, Le Havre, Angers, Marseille, Rennes et Le Mans. A l’inverse, les loyers continuent d’augmenter à Grenoble, Dijon, Paris, Lyon, Nice, Saint-Etienne, Reims et Villeurbanne.

>> Voici l'évolution des prix dans un échantillon de villes (en %) :

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© EUROPE1

12,70 euros. C’est le prix moyen du mètre carré début 2014. Une moyenne nationale qui cache évidemment d’importantes disparités. Car louer un mètre carré coûte 23,9 euros à Paris, contre moins de 9 euros dans le Limousin, en Auvergne ou en France-Comté.

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© EUROPE1

appartements, logements,

Moins de demandes pour les petits logements. L’autre enseignement de cette étude de l’observatoire Clameur concerne le type de logement recherché : alors que les studios et les deux pièces ont longtemps été très demandés, c’est moins le cas aujourd’hui, alors que les trois pièces et plus sont de plus en plus ciblés. Résultat, le loyer des studios recule depuis le début de l’année de 1,1%, tout comme celui des deux pièces (-0,3%). A l’inverse les prix augmentent significativement pour les 4 pièces (+2,7%) et les 5 pièces et plus (+3,7%).

Comment expliquer ce recul des prix ? La crise est bien évidemment passée par là : à cause d’un chômage en hausse et des craintes pour leur pouvoir d’achat, les locataires y réfléchissent à deux fois avant de quitter leur logement, selon l’observatoire Clameur. Résultat : une mobilité résidentielle en baisse et moins de changements de logement, souvent synonyme d’augmentation des loyers.

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