Comment réduire sa facture énergétique ?

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Comment réduire sa facture énergétique ?
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Pour réduire sa facture énergétique (notes de chauffage), il faut jouer sur deux tableaux. D’abord, examiner de près les factures (eau, gaz, électricité), établir un historique des consommations et dresser un état des lieux des équipements (vétusté, réglages). Ces précautions permettent de se rendre compte s’il n’existe pas de gaspillages et de déterminer les postes sur lesquels on peut agir vite avec des résultats rapides.

Pour réduire sa facture énergétique (notes de chauffage), il faut jouer sur deux tableaux. D’abord, examiner de près les factures (eau, gaz, électricité), établir un historique des consommations et dresser un état des lieux des équipements (vétusté, réglages). Ces précautions permettent de se rendre compte s’il n’existe pas de gaspillages et de déterminer les postes sur lesquels on peut agir vite avec des résultats rapides.

 

 

Un cocktail bien dosé de « bon sens » et de quelques gestes verts (ne pas surchauffer, ne pas laisser les fenêtres grandes ouvertes pour aérer, etc.) est déjà nécessaire pour alléger la note de façon indolore.

 

Ensuite, pour aller plus loin, il faut engager des solutions plus coûteuses comme le changement d’équipements, avec une rénovation thermique ambitieuse. Pour que cette dernière soit efficace, il faut engager des travaux lourds comme l’isolation des combles, de la toiture, des planchers, des murs, et parfois changer le mode de chauffage.

 

Pourquoi autant d’interventions ? Il faut faire la chasse aux fuites d’air partout dans la maison ! C’est aujourd’hui la solution la plus efficace pour gagner des degrés dans la maison, et alléger la facture de gaz ou d’électricité. Après tous ces travaux, vous consommerez mieux et surtout moins.

 

 

 

 

Réaliser un audit énergétique

Pour savoir par quoi commencer, mieux vaut commander à un bureau d’études thermique, un audit énergétique du logement. Complet, cet examen fait un état de lieux, avec une liste des pistes d’actions possibles. Cette « photo » de votre maison (ou appartement) permettra de mesurer sa qualité thermique. Les résultats obtenus par un DPE sont classés par étiquette de couleur allant de la lettre « A » (la meilleure) à la lettre « G » (la pire). A partir de « F », les professionnels qualifient la maison comme une « passoire thermique ». Autrement dit, elle s’apparente à un vrai gouffre financier pour se chauffer. En résumé : l’argent qui sert à chauffer la maison s’envole en fumée par le toit, les murs et les fenêtres.

 

Le coût d’un DPE est compris entre cinq cents à un millier d’euros. Cher, cet examen constitue un investissement pour l’avenir. Ces données seront précieuses pour savoir par la suite où agir pour réaliser de substantielles économies de charges. Renseignez-vous auprès de l’ADEME, d’EDF ou de GDF-Suez.

 

Exemple : En passant de G à B, la facture énergétique globale (anormalement élevée au départ) peut par exemple être divisée par 5. Les dépenses correspondantes peuvent se chiffrer à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

 

 

 

 

Prendre des mesures payantes

Plutôt que de chauffer une « passoire », commencez par boucher les trous ! Grâce à des équipements et des matériaux de plus en plus performants, le défi technique est presque toujours réalisable. Néanmoins, il n’existe pas de solution unique. Chaque bâtiment est un cas particulier. Il faut lui trouver des réponses sur mesure. Et puis cela vaut-il la peine d’investir autant d’argent ? Oui. Quelques interventions bien ciblées, et surtout les plus urgentes, permettent de dégager de vraies économies.

 

A savoir : selon l’Ademe, quelques « premiers » travaux bien ciblés d’une valeur proche de 2.000 euros peuvent faire chuter la consommation de 30 % et faire gagner deux classes d’étiquette à un logement très mal isolé!

 

 

 

 

 

 

 

 

Isoler murs, toits et planchers

Il est avant tout conseillé d’isoler les combles (d’une maison ou d’un immeuble) et les murs. Pas question d’envisager une isolation extérieure (pourtant la plus efficace) pour un immeuble haussmannien ou pour une maison dotée d’une superbe façade travaillée, voire classée! La parade consistera à isoler les murs à partir de l’intérieur. Seul bémol : une perte de surface habitable.

 

Attention : ces travaux sont coûteux. Il faut compter environ 20.000 euros pour un appartement en copropriété si l’on touche à tous les postes clefs. Pour une maison, la dépense peut monter jusqu’à 50.000 voire 70.000 euros. Ces devis font peur aux (co)propriétaires qui peinent déjà à joindre les deux bouts.

 

 

 

 

Changer les « ouvrants »

Contrairement aux idées reçues, le remplacement des fenêtres n’est pas l’action la plus urgente, ni la plus rentable pour faire baisser sa note de gaz ou de chauffage. Cela n’est pas non plus à négliger si vous faites la chasse aux fuites.

 

 

 

 

 

 

Changer le mode de chauffage

Une fois la maison bien étanche, vous pourrez l’équiper d’un système de chauffage performant et économe en énergie. C’est le moment d’installer des systèmes de production de chauffage et d’eau chaude performants, et d’en profiter pour utiliser des énergies renouvelables.

 

A savoir : Depuis avril 2011, l’Etat a lancé une « prime à la casse » pour inciter les particuliers à changer leur vieille chaudière au fioul de plus de 15 ans. En contrepartie du remplacement de cet équipement usagé contre un neuf, performant et surtout moins polluant, chaque ménage bénéficie d’une prime (accordée par le fournisseur de fioul) d’au moins 250 euros pour une chaudière à condensation et d’au moins 100 euros pour une chaudière basse consommation.

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