Bien vendre

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Vendre un logement par ses propres moyens relève aujourd’hui d’un casse-tête chinois. La liste des formalités à réaliser en amont ne cesse de s’allonger, et le recours à un professionnel est fortement recommandé pour la détermination du juste prix. Suivez le guide !

Vendre un logement par ses propres moyens relève aujourd’hui d’un casse-tête chinois. La liste des formalités à réaliser en amont ne cesse de s’allonger, et le recours à un professionnel est fortement recommandé pour la détermination du juste prix. Suivez le guide !

Si rien ne vous interdit de vous charger, vous-même, de la vente de votre bien, aujourd’hui vendre par ses propres moyens paraît scabreux si vous voulez que la transaction se réalise vite et à bon prix. Entre l’estimation de votre bien, les diagnostics techniques, les documents à réclamer au syndic si vous vivez en copropriété… Vous n’êtes pas au bout de vos peines. Sans compter une législation sur les transactions immobilières qui ne cesse de se renforcer.

Une étiquette énergie désormais obligatoire

Savez-vous par exemple que vous devez aujourd’hui, dans toute annonce immobilière, indiquer l’étiquette énergie contenue dans le diagnostic de performance énergétique ? Grenelle de l’environnement oblige, cette obligation s’impose depuis le 1er janvier 2011. Elle vise à renforcer l’information des acheteurs quant à la consommation énergétique du logement sur lequel ils ont porté leur attention. Cette étiquette comporte une note qui va de A (logement économe) à G (logement énergivore). Et il va de soi que si votre logement est mal noté, vous risquez d’avoir des difficultés à vendre, d’autant que l’Etat aide désormais les logements énergétiquement performants. Les primo-accédants y regardent de près et se détourneront de votre bien si celui-est est, par ailleurs, surestimé.

L’estimation du prix

Aujourd’hui, les biens ne se vendent que s’ils sont au prix du marché. Une erreur de 10 voire de 5 % seulement peut au mieux entraîner un allongement du délai de vente mais aussi détourner de votre bien tous les acquéreurs potentiels ! Si vous souhaitez vendre pour racheter, vous risquez également de perdre un temps précieux. Méfiez vous des estimations via internet car celles-ci ne reflètent pas votre réalité. Les prix au mètre carré ne signifient pas grand-chose, chaque bien étant un cas particulier. D’une rue à l’autre, d’un immeuble à l’autre, il existe donc des disparités importantes. L’étage, l’exposition, la présence ou non d’un balcon, l’état de l’appartement, les équipements (ascenseur, système de chauffage…) sont autant d’éléments qui font également varier le prix à la hausse ou à la baisse.

Confier cette estimation à un professionnel paraît plus raisonnable. Un agent immobilier connait généralement bien son marché et dispose d’une expérience de terrain. Il passe son temps à visiter des biens et à en estimer les prix. Pour cela, il s’appuie aussi sur ses bases de données ainsi que sur celles des notaires pour réaliser une évaluation qui tienne la route.

Réaliser les diagnostics obligatoires

Parmi les formalités à accomplir, il y a les diagnostics. Et ils sont nombreux. Entre le métrage (loi Carrez), le diagnostic technique d’exposition au plomb (Crep), le diagnostic amiante, le diagnostic termites, le diagnostic de performance énergétique, les diagnostics gaz et électricité, le diagnostic des risques naturels et technologiques, sans compter le nouveau diagnostic relatif à l’assainissement (en maison individuelle), vous aurez fort à faire. Certains diagnostics s’imposent à tous les logements, d’autres ne concernent que certaines catégories… Le concours d’un professionnel vous sera très précieux.

Même chose pour ce qui concerne le droit de préemption urbain (qui peut grever votre logement). Si le logement recèle des défauts importants non visibles à l’œil nu et que vous en avez connaissance, n’oubliez pas d’en informer l’agent immobilier qui se chargera de prévenir l’acquéreur. Jouez cartes sur table. A défaut et en cas de problème, vous pourriez-être tenu pour responsable.