250 ans après, la toile de Jouy n'a pas pris une ride !

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250 ans après, la toile de Jouy n'a pas pris une ride !
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Toujours à la une en décoration intérieure ou en habillement, la toile de Jouy est connue du plus grand nombre pour ses imprimés avec des scènes bucoliques ou mythologiques aux tons camaïeux (rouge, bleu, vert, brun, jaune…).

Toujours à la une en décoration intérieure ou en habillement, la toile de Jouy est connue du plus grand nombre pour ses imprimés avec des scènes bucoliques ou mythologiques aux tons camaïeux (rouge, bleu, vert, brun, jaune…).

Elle est également synonyme, pour les connaisseurs, d’indiennes fleuries polychromes. Savez-vous le pourquoi de ce nom ? et à qui nous la devons ? C’est ce que nous vous proposons de découvrir. Que vous l’appréciez ou non, n’hésitez pas à réagir.

Rapportées d’Inde par les grandes compagnies, les toiles peintes aux couleurs vives rencontrent un vif succès au détriment des réalisations des manufactures traditionnelles en drap ou soie. Aussi, Louis XIV décrète-t-il en 1686 d’en interdire l’importation et la production sur le territoire.

En 1760, au lendemain de la levée de cette interdiction, Christophe Philippe Oberkampf, graveur et imprimeur du Wurtemberg (1738-1815), crée une « manufacture d’indiennes » à Jouy-en-Josas. En 1805, elle deviendra même la plus grande manufacture d’Europe avec près de 1 500 personnes. Jouy est choisi car le village est proche de Versailles et de Paris et il est riche en eau avec la présence de la Bièvre. Le dessinateur le plus connu de la manufacture d’Oberkampf est Jean-Baptiste Huet, peintre français (1745-1811), adepte de l’œuvre d’Antoine Watteau (1684-1721).

La reine Marie-Antoinette est friande de ces imprimés : ils illustrent en quelques sortes sa vie au Petit Trianon et dans le Hameau. Aussi, l’essor de la Toile est-il momentanément freiné au lendemain de la Révolution française sous la Terreur. Mais, il reprend de plus belle sous Napoléon qui apprécie notamment de faire concurrence aux anglais dans cette industrie.

La manufacture ferme définitivement ses portes en 1843. Son berceau, la ville de Jouy-en-Josas (8238 habitants au 1/01/2011), surmonte cette perte économique de taille grâce à l’attrait de son cadre de vie.

Depuis le milieu du XIXème siècle jusqu’à nos jours, ce ‘village’ à 15 km au sud ouest de Paris dans la vallée de la Bièvre, attire nombre de personnes que ce soit en villégiature ou pour y vivre.

En hommage au premier maire de sa ville peut-être et également à son savoir-faire, le musée de la toile de Jouy a été créé en 1977. Installé depuis 1991 dans le château de l’Eglantine, il accueille une collection permanente de « premier ordre de près de 7 000 pièces témoignant du vif goût pour la toile de Jouy dans le costume et l’ameublement du XVIIIe siècle au XXIe siècle ».

Le musée illustre de façon vivante l’histoire de la manufacture, de sa production et de ses propriétaires. D’autres exemples de la production française (Bordeaux, Mulhouse, Nantes, Rouen) et étrangère de toiles imprimées à la mode aux XVIIIe et XIXeme siècles y sont également exposés.

Jusqu’au 20 novembre 2011, vous pouvez également visiter l’exposition temporaire intitulée Parties de Campagne. Elle présente à travers 250 pièces de collection les jardins, fêtes champêtres, saisons et travaux des champs autour de 6 thèmes : le paradis floral, conter fleurette, s’amuser, les quatre saisons, chasse et pêche, architecture et mobilier de jardins.

Si vous êtes fan de la toile de Jouy, la destination est à intégrer sans faute au programme de vos sorties d’été… ou de la rentrée. Vous nous avez devancés ? Faites-nous partager vos impressions.

En savoir plus sur l'exposition temporaire.

Sources :

www.museedelatoiledejouy.com

toile2jouy.canalblog.com

www.lesartsdécoratifs.fr

ww.jouy-en-josas.fr

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