(2) Le cambriolage ? Traumatisant mais révélateur !

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(2) Le cambriolage ? Traumatisant mais révélateur !
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Tout est en désordre et c’est décourageant. On a été volé. Certaines choses devront être remplacées à grands frais. Parfois le cambrioleur a emporté des objets qui avaient une grande valeur sentimentale pour nous et nous en sommes blessés. Dans certains cas, il a aussi vandalisé et sali la maison, comme ça, gratuitement, et notre colère est d’autant plus grande qu’elle est impuissante.

Tout est en désordre et c’est décourageant. On a été volé. Certaines choses devront être remplacées à grands frais. Parfois le cambrioleur a emporté des objets qui avaient une grande valeur sentimentale pour nous et nous en sommes blessés. Dans certains cas, il a aussi vandalisé et sali la maison, comme ça, gratuitement, et notre colère est d’autant plus grande qu’elle est impuissante.

DEUXIÈME PARTIE : LA RECONQUÊTE

La maison bouge

Il faut déclarer le cambriolage à la compagnie d’assurance et les tracas commencent. Les enfants ont peur, les parents sont nerveux.

Pourtant, après un cambriolage, très peu de victimes se sentent si mal qu’ils doivent aller chercher une aide thérapeutique. La grande majorité d’entre elles, après une période difficile, se ressaisissent et tournent la page.

La raison en est que la majorité des gens savent, même lorsqu’ils mènent une vie domestique relativement routinière, qu’une maison n’est pas un lieu statique mais, au contraire, un milieu vivant que l’on fait évoluer soi-même. La famille change et on réaménage les pièces en conséquence. Le budget familial est moins serré et on décide de refaire la cuisine ou la salle de bains. Les parents rapportent des souvenirs de voyage qui vont donner une touche nouvelle à la salle de séjour …

De la même façon, on abandonne pour un temps certains endroits de la maison. On ne refait pas une chambre qui en a bien besoin, on laisse le garage s’encombrer, le sous-sol devient réserve d’épicerie, etc.

Voir devant soi

Nous habitons dans le mouvement et le changement et cette dynamique vient de nous. C’est de cette façon que nous restons maîtres chez nous. Et qui dit mouvement dit avenir. Le temps s’ouvre devant soi. Nous pouvons continuer à vivre à partir même de la remise en ordre de notre intérieur.

Et nous pouvons, si nous le voulons, considérer cette remise en ordre comme une occasion de reconstruire un chez-soi en fonction de ce que nous sommes, entre-temps, devenus.

Pourquoi, par exemple, ne pas en profiter pour nous débarrasser de ces choses qui nous encombrent depuis si longtemps et habiter dans une maison plus légère, plus aérée ? Pourquoi ne pas déplacer les meubles du salon ? Et c’est peut-être le moment de se mettre à faire ce grand ménage qu’on repousse depuis des mois ?

Le cambriolage est un contact forcé, une proximité avec un inconnu qu’on n’a pas désirée. Un inconnu qui a vu « ce qui ne le regarde pas » : nos objets intimes dans notre chambre ou dans notre salle de bains, nos papiers, nos albums, nos photos. Son regard est insupportable parce qu’il s’est porté sans notre consentement sur ce qui nous est le plus personnel.

Il faut faire quelque chose, agir pour éloigner cette proximité, supprimer ce contact et ce regard intrus. Trier les choses et en jeter ou les brûler. Nettoyer à fond. Changer les choses de place. Tout cela constitue une sorte de purification de la maison et de soi-même. Et cela sert à éliminer les traces du passage du cambrioleur et à se nettoyer de son contact.

Pour surmonter le cambriolage, la première ressource est en soi. C’est la capacité de voir plus loin que l’incident. C’est se dire que la maison est devenue un endroit à reconquérir. Il faut beaucoup d’énergie pour cela mais quelle entreprise intéressante et tournée vers la vie et l’avenir n’en demande-t-il pas ?

http://www.perlaserfaty.net/

Voir aussi la première partie

(1) Le cambriolage, traumatisant mais révélateur