Tout ce qu’il faut savoir pour changer de voiture

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Tout ce qu’il faut savoir pour changer de voiture
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TRANSPORTS DE DEMAIN - Souvent rangées dans le même sac, les technologies électriques et hybrides sont distinctes. Europe1.fr fait le point.

Les voitures hybrides et leurs consœurs 100% électriques ont bien des points communs. Mais ce ne sont pas des jumelles, chacune présentant une technologie et une philosophie différentes. Vous hésitez à franchir le cap ? Voici l’essentiel pour choisir en toute connaissance de cause.

L'hybride, c'est deux sources d’énergie pour avancer. L’une est forcément électrique, tandis que la seconde est, dans la majorité des cas, à essence ou au diesel. La formule qui associe un moteur thermique à un électrique progresse constamment. Trois familles différentes se distinguent.

0303 voiture automobile hybride peugeot psa

MICRO-HYBRIDE. C'est le plus petit niveau d’hybridation. PSA, avec par exemple la C4 e-HDI, ou encore BMW et Ford, en sont friands. En clair, il s’agit de voitures classiques dont certaines fonctionnalités de base, tel que le démarrage, sont assurées par une batterie. En fonction des modèles, cette dernière peut être rechargée en récupérant l’énergie cinétique développée au freinage. Davantage de puissance est ainsi redistribuée pour le moteur thermique lors de l’accélération suivante, sans augmenter la consommation de carburant. Ces autos ne peuvent se mouvoir uniquement à l’aide de l’électricité, leur appartenance à la catégorie des "hybrides" fait donc débat.

FULL-HYBRIDE. Ici, le véhicule utilise au mieux ses moteurs électriques et thermiques. En fonction des conditions, la voiture est entraînée séparément par l’un, par l’autre, ou par les deux en même temps. A faible vitesse, jusqu’à 40 km/h en moyenne, l’électricité est sollicitée. Au-delà, le moteur thermique entre en action. C’est alors que se met en place une boucle énergétique : en plus des freins régénératifs, le moteur électrique fait office de générateur et convertit une partie de l’énergie motrice pour recharger sa batterie. En montée ou lors de fortes accélérations, les deux moteurs fonctionnent en synergie, tout en continuant le rechargement. La première génération de Toyota Prius, arrivée sur nos routes en 2000 (dès 1997 au Japon), ou encore la Peugeot 508 HYbrid 4 appartiennent à cette catégorie.

VHR. Démocratisée aux Etats-Unis fin 2010 grâce à la Chevrolet Volt, les voitures hybrides rechargeables (VHR) roulent autant que possible à l’électricité. Le bloc thermique ne prend le relais qu’une fois la batterie sur le point d’être entièrement vidée. Juste en électrique, ces voitures peuvent assurer la majorité des trajets quotidiens en atteignant des vitesses comparables aux autres véhicules, mais l’autonomie ne dépasse rarement les 50 km. Si une partie de l’énergie est également récupérée en roulant, ces batteries nécessitent d’être branchées pour être restaurées. Disponible très prochainement en France, le Mitsubishi PHEV sera le premier SUV à disposer de cette technologie.

0303 voiture automobile électrique citroën psa

© Reuters

Pour les voitures tout-électriques, le principe est simple : une batterie accumule et stocke de l’électricité, qui est en ensuite fournie à un moteur à courant continu. Un ordinateur de contrôle surveille le lien entre les deux. Fini l’essence et le gazole, pour permettre à ces véhicules de fonctionner. Il faut les recharger soit sur des bornes, soit à domicile. En France, la Zoé de Renault, la Nissan Leaf et la Bluecar de Bolloré (le modèle utilisé pour les Autolib’ parisiennes) ont tenu le haut du pavé niveau ventes en 2013. 

Des avantages financiers nombreux. Avec le prix des carburants en constante hausse, ces nouvelles voitures, qu'elles soient hybrides ou 100% électriques, présentent un intérêt financier indéniable. En rechargeant une auto tout-électrique à domicile, on estime son coût d’utilisation entre 1,50 et 2 euros en moyenne tous les 100 km. Bien que les véhicules hybrides passent eux régulièrement à la pompe, leur partie électrique permet là-aussi de faire des économies substantielles. C’est encore plus vrai pour les VHR : une expérimentation de l’Ademe menée dans des conditions réelles d’utilisation montre que l’économie de carburant sur trois ans s’élève à 46%, comparé à une automobile essence similaire.

D’autres frais sont aussi revus à la baisse. L’entretien d’une voiture électrique est minime. Fini les vidanges, par exemple. Celui d’une hybride s’avère aussi plus intéressant. Il en est de même pour assurer ces deux types de véhicules, certaines compagnies encourageant le développement de ces technologies. Enfin, pour compenser un coût souvent supérieur à l’achat, des primes, les "bonus écologiques", peuvent être versées. A vos calculatrices pour vérifier si c'est intéressant au final.

> "Bonus écologiques" : consulter notre mode d’emploi pour en apprendre davantage.

0303 illustration voiture automobile verte écologie hybride électrique

Et un vrai bonus pour la planète. En action comme à l’arrêt, la voiture 100% électrique ne rejette pas un gramme de CO2 dans l’atmosphère. En milieu urbain, les modèles hybrides s’avèrent aussi bien moins polluants comparés aux standards actuels. C’est a priori mieux pour l’environnement, même si ce point reste sujet à controverse.

Vos oreilles aussi apprécieront... On n'y pense pas forcément mais à basse vitesse, en ville, les voitures électriques et hybrides permettent aussi de lutter contre la pollution sonore. Les deux motorisations sont très discrètes. Par ailleurs, la taille compacte des tout-électrique pourra permettre, à terme, de rendre la circulation plus fluide.

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