"Taxe google" : une loi "si nécessaire"

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"Taxe google" : une loi "si nécessaire"
@ REUTERS
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François Hollande a pressé le géant de trouver un accord avec la presse sur la "taxe Google".

Paris accentue la pression sur Google. Dans le cadre de sa tournée européenne, qui débute par la France, Eric Schmidt, le patron du géant de la rechercher en ligne américain, a été reçu lundi après-midi à l’Élysée. Quarante minutes d'entretien avec le président de la République François Hollande qui a pressé Google de trouver un accord avec les éditeurs de presse. Au coeur de la polémique : la "Taxe Google" qui prélèverait directement les moteurs de recherche et agrégateurs d’actualités. Une taxe qui profiterait aux "droits voisins", sorte de prolongation des droits d’auteurs, afin de rééquilibrer les profits publicitaires engendrés par le géant californien.

Cette réunion au sommet, à laquelle ont participé aussi la ministre de la Culture Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’Économie numérique, vise à calmer les deux parties : Google a en effet menacé la presse française de déréférencement dans le cas d’une "taxe Google".

Jusqu'à la fin de l'année pour négocier

La France demande à Google de trouver un accord "d'ici la fin de l'année"avec les éditeurs de presse. Le cas échéant, Paris adopterait, comme l'Allemagne, une loi. François Hollande "a souligné que le dialogue et la négociation entre partenaires lui paraissaient la meilleure voie, mais que si nécessaire, une loi pourrait intervenir sur cette question, à l'instar du projet en cours en Allemagne", indique le communiqué de l'Elysée.

La PQR reçue la semaine dernière à l’Élysée

Les représentants de la presse quotidienne régionale ont été reçus mercredi dernier par François Hollande, ce dernier les assurant de son soutien. "Il connaissait bien le dossier et il a affirmé qu’il soutiendra l’adoption d’un texte de loi dès janvier 2013", indique un participant à cette rencontre au Figaro.

L'Elysée indique que François Hollande a aussi évoqué avec Eric Schmidt les craintes des autorités européennes sur la protection des données personnelles des internautes.