Samsung : une tablette contrôlée par la pensée ?

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Samsung : une tablette contrôlée par la pensée ?
@ M.I.T.
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Le géant coréen travaille sur un système capable d'interpréter les ondes cérébrales de l'utilisateur.

L'INFO. Une équipe de chercheurs de la marque Samsung travaille actuellement main dans la main avec des ingénieurs de la célèbre université américaine du Massachussetts Institute of Technology (MIT) pour la mise au point d'un procédé permettant d'interpréter les pensées de l'utilisateur. "Un jour, on sera capable de vérifier ses emails ou répondre à un appel d'un ami sans avoir à toucher un écran ou à tout autre appareils", décrit le site du MIT.

Comment ça marche ? Deux éléments sont indispensables au fonctionnement du système : un casque bardé de capteurs et une tablette, ici une Galaxy Tab 10.1. Une fois coiffé du casque, le sujet doit penser à une application pour la lancer, pour écouter de la musique ou visionner une vidéo. La technologie utilisée se rapproche de celle actuellement exploitée pour les électro-encéphalogrammes médicaux, à laquelle s'ajoute l'interprétation des ondes cérébrales.

Et ça fonctionne ? Une première démonstration dans laquelle un testeur interagit avec une tablette de la marque coréenne a déjà été dévoilée par l'équipe de développement. L'expérience ne montre pas, pour le moment, de révolution dans l'usage : il faut plusieurs secondes pour sélectionner une application à l'aide de la pensée sur la tablette, contre une ou deux seulement sur un smartphone tactile actuel.

Et c'est fiable ? C'est sur ce point que travaillent encore les équipes du MIT et Samsung. Selon le magazine officiel de l'université, les résultats ont été évalués comme fiables dans 80 à 95% des tentatives des testeurs.

On pourra bientôt l'essayer ? Probablement pas avant plusieurs années : "Samsung ne prévoit pas, dans l'immédiat, de commercialiser un téléphone contrôlé par le cerveau", affirme le MIT. Et il reste encore de nombreux points à améliorer, à commencer par ce casque, particulièrement inconfortable au quotidien. Dans le futur, l'université imagine "une casquette que les gens porteraient toute la journée".

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