La Répression des fraudes enquête sur Free

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La Répression des fraudes enquête sur Free
L'origine de l'enquête se situerait dans la qualité de service offerte par l'opérateur à travers ses forfaits Free Mobile.@ MAXPPP
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3' CHRONO - La DGCCRF enquêterait sur la qualité de service de l'opérateur téléphonique.

L'INFO. La Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), qui dépend du ministère de l'économie, a réalisé la semaine dernière une perquisition au siège de Free, situé dans le 8ème arrondissement de Paris, selon le site spécialisé Univers Freebox. Les inspecteurs enquêtent sur la qualité de service du réseau de Free Mobile. Mais beaucoup de questions restent en suspens.

L'UFC-Que Choisir à l'origine de l'enquête ? Selon le site Challenges, c'est suite à un courrier de l'association en juillet 2012, suivi d'une plainte posée pour pratiques commerciales trompeuses que l'enquête aurait été lancée. Dès lors, une instruction aurait été déclenchée et des auditions menées depuis l'été dernier auprès des concurrents de Free Mobile.

Les débits de Free en question ? Ce sont les débits de l'Internet mobile proposé au sein des forfaits de l'opérateur qui seraient visés. L'UFC-Que Choisir dénonçait, en janvier dernier, "le manque criant de qualité des services 3G de Free Mobile en itinérance". Free Mobile bénéficie en effet du réseau de l'opérateur Orange, pour relayer le signal permettant de capter Internet mobile lorsqu'une zone n'est pas couverte par son propre réseau. "Tous les éléments semblent indiquer que Free Mobile agit de manière à décourager la consommation de données pour éviter de payer à Orange une trop grande quantité de données", expliquait l'association de consommateurs.

Les forfaits à deux euros également dans le viseur ? D'après Univers Freebox, le forfait à deux euros par mois, sans engagement, serait également au cœur de cette enquête. Une offre qui passe même à 0 euro par mois pour les abonnés à l'offre ADSL de Free. Bercy chercherait à savoir si Free Mobile propose ce forfait à perte, ce qui est interdit par la loi. Interrogée par Europe1.fr, la société française n'a pas souhaitée commenter cette annonce.

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