L’Europe mobilise Google et Facebook pour lutter contre le djihad

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L’Europe mobilise Google et Facebook pour lutter contre le djihad
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EN LIGNE DE MIRE - Google, Twitter, Facebook et Microsoft ont rencontré les ministres de l’Intérieur européens afin d’endiguer la propagande djihadiste en ligne.

Comment lutter contre la propagande djihadiste qui a fait d’Internet son principal canal de communication ? C’est pour répondre à cette problématique que quatre géants du Web ont rencontré des dirigeants européens, mercredi à Luxembourg. Google, Twitter, Facebook et Microsoft ont discrètement ainsi été appelés à la rescousse pour empêcher, notamment, la publication de vidéos de décapitations d’otages occidentaux.

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Quels outils et quels techniques ? Lors de ce dîner étaient réunis Cecilia Malmström, commissaire européen chargée des affaires intérieures, les quatre grands noms du Web ainsi que plusieurs ministres européens de l’Intérieur. Une réunion en catimini, à la veille de celle, plus officielle, des ministres de l’Intérieur des Vingt-Huit consacrée à la lutte contre le djihadisme européen et la radicalisation de jeunes Européens qui partent combattre en Syrie et en Irak. Des débats qui ont permis d’évoquer “les défis posés par l'utilisation d’Internet par les terroristes, les réponses possibles” et “des outils et des techniques permettant de répondre aux activités terroristes en ligne".

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Pas de mesures, mais une coopération. À l’heure actuelle, les grands réseaux sociaux n’effectuent pas de surveillance, mais ferment les comptes qui vont à l’encontre des conditions d’utilisation. Dans ces dernières, il est notamment interdit de lancer des appels à la violence : dans ce cas, Facebook, Twitter ou autres Google+, après signalement, supprime le contenu en question. Au mois d’août, Twitter avait suspendu de nombreux comptes de membres de l’État islamique et de ses partisans, qui relayaient les images de la décapitation du journaliste américain James Foley. Mercredi, à Luxembourg, aucune mesure spécifique n’a été discutée, mais les géants du Web et les différents gouvernements présents ont débattu d’une éventuelle coopération.