Hyperloop, le train du futur, vise les 1.220 km/h

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Hyperloop, le train du futur, vise les 1.220 km/h
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Ce moyen de transport circulant à très grande vitesse permettrait par exemple de relier Paris et Marseille en une demi-heure.

Elon Musk veut révolutionner le train. Le milliardaire américain, qui s''est déjà lancé dans la conquête spatiale et la voiture électrique, a présenté dans la nuit de lundi à mardi Hyperloop, un projet de transport en commun ultra-rapide. Un projet aux airs de science-fiction, mais pas si irréaliste.

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C'est quoi, Hyperloop ? C'est à peu près l'équivalent des systèmes qui permettent d'envoyer l'argent des caisses au coffre dans les supermarchés : la capsule circule dans un tube à basse pression, sur des coussins d'air. Un moteur "avale" l'air situé à l'avant de la capsule et le "recrache" à l'arrière, permettant de propulser les passagers à très grande vitesse : selon son inventeur, Hyperloop pourrait atteindre une vitesse de 1.220 kilomètres/heure. A cette vitesse, le temps de trajet entre Paris et Marseille ne serait que de 30 minutes. Pour réduire le coût, les tubes ne seraient pas enterrés mais installés sur des piliers.

>> A LIRE AUSSI : Le document de présentation du projet

Une facture réduite. Selon Elon Musk, l'inventeur de Hyperloop, le système à l'avantage d'être peu coûteux. Par exemple, la construction d'un réseau permettant de relier Los Angeles à San Francisco coûterait selon lui entre 4,5 et 7,5 milliards d'euros, alors que le projet de train à grande vitesse en cours de construction entre les deux villes coûtera entre 49 et 61 milliards. Résultat, un billet pour voyager à bord de l'Hyperloop ne coûterait que 15 euros.
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Qui est Elon Musk ? L'homme derrière Hyperloop n'en est pas à son coup d'essai. Avant de s'attaquer au problème du transport à grande vitesse, il s'est forgé une solide réputation en créant SpaceX, qui commercialise des lanceurs spatiaux légers. Sa capsule dragon est notamment utilisée par la Nasa pour envoyer des réserves à bord de la Station Spatiale Internationale. Mais ce n'est pas son seul projet : le milliardaire, qui a fait fortune en créant Paypal, qu'il a ensuite revendu à eBay, est aussi le président et cofondateur de Tesla Motors, un fabricant de voitures de sport électriques, et dirige SolarCity, un fabricant de produits photovoltaïques.

Hyperloop puise d'ailleurs des idées dans chacune de ces entreprises : le moteur est très largement inspiré de celui développé par Tesla, tandis que la structure de la capsule utilise le même alliage que celui des fusées de SpaceX. Et pour fournir l'électricité nécessaire au système, Elon Musk propose tout naturellement d'installer des panneaux solaires sur ses tubes.

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Quand ce projet verra-t-il le jour ? Si l'idée de pouvoir traverser de grandes distances en un temps extrêmement réduit a de quoi faire rêver, la capsule d'Elon Musk ne semble pas prête de voir le jour. Selon lui, il faudrait trois ou quatre années pour mettre au point un tel système. Seul hic : le milliardaire, qui a inspiré le personnage de Tony Stark pour le film Iron Man, n'envisage pas lui-même de construire Hyperloop, arguant que Tesla et SpaceX lui prennent déjà trop de temps.

Il pourrait toutefois revenir sur sa décision, au moins en partie : "Je suis tenté de créer au moins un prototype de démonstration", a-t-il reconnu lundi. "Je n'essaie pas de faire des tonnes d'argent avec ça, mais j'aimerais que (ce projet) devienne réalité et je pense que cela aiderait si je faisais un modèle".