Gros succès pour les Moocs français

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Gros succès pour les Moocs français
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FUN, la plateforme française de cours ouverts massifs en ligne, a dépassé la barre des 100.000 inscrits.

L'info. FUN, la plateforme française de cours ouverts massifs en ligne (Moocs), a dépassé la barre des 100.000 inscrits et la moitié se sont connectés dès jeudi, jour du lancement des huit premiers cours, annonce vendredi le ministère de l'Enseignement supérieur.

>> C'est quoi un Mooc ?
Quelque 106.514 personnes se sont ainsi inscrites à au moins un des 25 premiers cours gratuits de la plateforme, élaborés par des universités et des grandes écoles, précise le ministère. Huit de ces cours ont débuté jeudi. Les 17 autres Moocs, pour lesquels les inscriptions restent ouvertes, doivent être lancés dans les semaines qui viennent. Ils sont présentés sur www.france-université-numérique.fr.

Trente Moocs supplémentaires seront lancés courant 2014. Parmi eux, il y aura un cours destiné aux étudiants des Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espé) sur l'enseignement et la formation avec le numérique, sous la houlette des Ecoles normales  supérieures  de Cachan et Lyon, mais aussi des cours sur la carte à puce, les droits d'auteur, le droit civil... "Il y a une vraie appétence", avait estimé mardi la ministre Geneviève Fioraso lors d'une conférence de presse sur le lancement de ces cours. Le compteur affichait alors 88.000 inscrits. Elle avait annoncé le déblocage de 8 millions d'euros pour la fabrication des Moocs dans les universités et pour la formation professionnelle.

Ces cours interactifs, mêlant vidéos, textes et exercices sont très en vogue aux Etats-Unis, hébergés sur des plateformes comme Coursera, edX ou Udacity, où ils attirent des dizaines de milliers d'inscrits, bien que seule une faible proportion les suive jusqu'au bout. Si certains estiment que les Moocs sont susceptibles de bouleverser l'enseignement supérieur ou la formation professionnelle, leur modèle économique et leur reconnaissance, en l'absence de diplôme, restent à construire.