Facebook : ce qu'il faut retenir des nouvelles conditions d'utilisation

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Facebook : ce qu'il faut retenir des nouvelles conditions d'utilisation
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CENSURE - Désormais les œuvres d'art représentant des nus et les photos d'allaitement seront tolérées sur le réseau social.

Les conditions d'utilisation de Facebook évoluent en permanence, ce qui n'empêche pas les régulières levées de boucliers des utilisateurs les plus inquiets pour leurs données en ligne. Le réseau social a franchi une étape importante dans ce domaine en publiant, lundi, une nouvelle politique de modération. Au menu : les règles en matière de terrorisme, nudité ou encore appel à la violence vont évoluer. Explications.

Les photos d'allaitements autorisées… C'est une des points sur lesquels Facebook est attaqué depuis plusieurs années : les photos de femmes en train d'allaiter leur enfant ne sont pas acceptées sur le réseau social, ce qui a provoqué la colère de nombreuses mères. Le portail américain fait donc machine arrière et autorise désormais ce type de clichés, ainsi que les photos de femmes qui ont subi une mastectomie (l'ablation d'un ou des deux seins).

...comme les oeuvres d'art de nus. Autre sujet de discorde à propos des conditions d'utilisation de Facebook, les tableaux et autres oeuvres d'arts montrant des corps nus. Ils sont désormais autorisés sur le réseau social, qui précise cependant que "le nu est banni de Facebook". Il s'agit donc d'une exception puisque les photos de parties génitales y sont toujours interdites ainsi que celles montrant des seins dont on voit les tétons. Un point sur lequel le réseau social est d'ailleurs en procès, en France, après la plainte déposée par un enseignant qui s'était vu censuré la publication du tableau "L'Origine du monde" par Gustave Courbet, montrant un sexe féminin. Facebook précise également que cette interdiction ne s'applique pas si la publication est partagée "à des fins éducatives, humoristiques ou satiriques".

L'apologie au terrorisme surveillée de près. Les attaques de janvier dernier, en France, n'ont fait que pointer un peu plus du doigt le problème : les pages faisant l'apologie du terrorisme se multiplient depuis plusieurs mois sur Facebook. Le groupe américain a tranché et désormais, il ne tolérera plus les pages appelant à "soutenir ou faire l'apologie des responsables de ces organisations, ou même d'excuser leurs actes violents". Propos et vidéos (notamment celles d'exécutions) liés à ces types de publications seront donc supprimées. Il y a cependant une exception : lorsque les utilisateurs partagent un contenu haineux afin de le dénoncer, il sera toléré par le réseau social. Mais, "dans ce cas, nous attendons de ces utilisateurs qu'ils indiquent clairement leur intention", précise la firme américaine.

Les pseudos et la vengeance porno, c'est fini. Parmi les autres points qu'il faut retenir de ces conditions d'utilisations figure l'utilisation de pseudonymes par les utilisateurs souhaitant préserver leur anonymat. Facebook n'en veut plus et les internautes devront désormais, s'ils ne veulent pas voir leur compte fermé par les administrateurs du site, utiliser leur "vrai nom". Enfin, le "revenge porn", cette pratique qui consiste à dévoiler des photos ou vidéos compromettantes d'un ex-partenaire pour se venger après une rupture, sera également banni.

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