Candy Crush en conflit avec un groupe de rock toulousain

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Candy Crush en conflit avec un groupe de rock toulousain
@ Capture d'écran
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JUSTICE - L'éditeur du jeu pour smartphones reproche à un groupe de rock créé dans les années 1990 son nom de scène, trop proche d'un de ses jeux.

Mise à jour de 15:00 :

L'éditeur King a fait savoir qu'il renonçait finalement à s'opposer à l'exploitation du nom "Bubblies" par le groupe de rock toulousain. "Notre avocat vient de nous annoncer que King.com suspendait la procédure INPI sans possibilité de la relancer !", a annoncé le groupe dans un communiqué. "Un grand merci à toutes les personnes qui nous ont soutenu et qui ont participé à cette lutte. Nous n’y serions jamais arrivés sans vous !".

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L'INFO. Quel est le point commun entre un groupe de rock et l'éditeur du jeu au succès planétaire Candy Crush ? Un procès. King, société mère de plusieurs jeux vidéo mobiles dont Candy Crush, attaque en justice le groupe toulousain créé dans les années 1990 en raison de son nom de scène, "Bubblies", trop proche du nom d'un de ses titres, "Bubble Witch". Les musiciens ont expliqué vendredi 2 mai être également dans le viseur de King, l'éditeur en question, car ils sont auteurs de petits jeux vidéo, ce qui pourrait induire les internautes en "confusion", explique King.

Guerre de dates. "Bubble Witch Saga", le jeu, a été lancé en 2011. Pourtant, comme l'écrit le groupe toulousain sur sa page Facebook, leurs mini-jeux en ligne existent "depuis 2001 alors que leur boîte (King, Ndlr) n'existe que depuis 2003". D'après le portail spécialisé Numérama, les avocats des deux parties sont en négociations depuis le 14 juin 2013, date d'envoi du premier courrier par King annonçant les poursuites. Aucun accord n'ayant été trouvé, c'est l'Institut national de la propriété industrielle (INPI) qui va devoir trancher.

Appel aux fans. Pour tenter de contrer la menace du géant entré en Bourse le 26 mars dernier, "Bubblies" compte sur ses fans en ligne : "Nous allons avoir besoin de vous tous et de vos réseaux d'ici quelque temps, pour ne pas laisser une fois de plus une grosse multinationale (valorisée à 7,5 milliards d'euros en bourse) s'essuyer les pieds sur un petit groupe de rock". Tous leurs albums sont désormais vendus 5 euros en téléchargement sur Internet et les internautes peuvent offrir des dons complémentaires. "Cela va être difficile et coûteux pour nous", pressent "Bubblies". De son côté, l'éditeur de Candy Crush n'a pas réagi à cette affaire.

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