Call of Duty : Black Ops II, le test

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Call of Duty : Black Ops II, le test
La guerre moderne, ce que Black Ops II sait le mieux faire.
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Europe1.fr a attrapé sa manette et pris part à la guerre du futur version Call of Duty.

L’histoire. 2025. Vous incarnez David Mason, fils d’Alex Mason, personnage principal du premier Black Ops. David, sur la piste de ceux qui ont poursuivi son père dans les années 1980, affronte un bon gros méchant, Raul Menendez. Ça ressemble à un mauvais scénario de série B mais l’intrigue est bien ficelée. Les bonds dans le temps, tantôt dans la peau d’Alex, tantôt dans celle de son fils, se démarquent bien visuellement et dans l’ambiance sonore.

Le studio Treyarch, qui a développé le jeu, souhaitait un scénario moins manichéen. Pari en partie réussi puisque l’ennemi n’est pas toujours poussé par une volonté de nuire gratuitement et les États-Unis ne sont pas non plus tout à fait innocents. Les scènes en Angola mettent ainsi en lumière des affrontements pas très propres dans lesquels ont trempé les forces spéciales (ici, les Black Ops).

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L’action. La jouabilité de ce FPS (First Person Shooter, qui place le joueur dans la peau du personnage) n’a absolument rien de révolutionnaire mais le mécanisme fonctionne. Ce héros qui survit à quasiment toutes les attaques (on pense à ces scènes absurdes à cheval) nuit cependant au réalisme du jeu. Le choix de la progression par l’échec pourrait en freiner certains mais Black Ops II remplit parfaitement son rôle. Les deux plus qui le différencient des autres Call of Duty : l’aspect stratégique avec Strike Force, des missions de défense à l’aide d’un escadron, et les drônes de combats. Le point noir : ce n’est pas en 2012 que le FPS passera un cap en matière d’Intelligence Artificiel. L’ennemi est prévisible, scripté et particulièrement borné. On a cependant adoré la scène de chute libre en Wingsuit, bien que trop courte.

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L’arsenal. Il y a les habituels flingues et fusils d'assauts (il y en a plusieurs dizaines), mais ce sont surtout les armes futuristes qui méritent qu’on se penche dessus. Il y a cette sorte de lance-mines (toujours par trois), bien pratique pour prendre d’assaut une zone par surprise, les gants magnétiques pour escalader les parois d’une montagne (comme dans Mission Impossible 4) ou encore ce fusil qui permet d’éliminer un ennemi même à travers un mur en béton armé. Enfin mention spéciale aux drones volant : ces copies d’AR Drone (par Parrot) sont capables de survoler la zone de combat pour aller débusquer l’ennemi. Ludique et efficace sur le terrain.

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Les graphismes. On est partagé. D’un sens il faut souligner les paysages variés d’Angola et de Birmanie, dont une très belle scène sous la pluie. Idem pour les scènes futuristes, rien à redire. Mais ils sont gâchés par des détails : les hautes herbes de la jungle birmane que l’on croirait tout droit sorties de Duck Hunt (on exagère à peine), les éclaboussures modélisées comme de grosses tâches d’huile pixélisées en Angola ou encore les impacts de balles inexistants dans certaines scènes. D’autant que lors de notre test (sur PS3), le jeu a parfois rencontré des ralentissements étonnants bien qu’absolument pas handicapant dans le jeu.

Le multijoueurs. Le point fort historique de Call of Duty. Sans surprise, toute la mécanique est reprise : des parties avec plusieurs objectifs de scores ou conquêtes de zones. Les habitués seront ravis de pratiquer leur sport virtuel favori sur un grand nombre de nouvelles cartes (14). Un peu de nouveauté : Strike Force, sans intérêt en solo (merci l’IA), se révèle en multi et permettra aux équipes de quatre joueurs de se faire la main à l’aide d’équipes terrestres, humaines et drones.

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La comptabilisation des points. Elle prend désormais en compte des points d’assistance : si vous appuyez votre coéquipier et que celui-ci a éliminé un adversaire, vous serez rétribué. Treyarch a eu la bonne idée de s’attaquer aux campeurs (ces joueurs qui choisissent une position bien planquée pour dézinguer à distance) avec le mode Hardpoint. Il s’agit de sécuriser une zone aléatoire d’une carte, de sorte qu’il sera impossible de se fixer à un seul point. Évoquons enfin le mode Multi-Team, pour réunir plusieurs équipes de joueurs (jusqu’à 12 joueurs en simultané) : un joyeux bazar à l’écran pour un concentré d'adrénaline.

Les Zombies. Les nouveaux venus doivent sûrement se demander ce que viennent faire les morts-vivants au cœur d’une guerre mondiale et moderne. Aucun lien, il s’agit d’une sorte de tradition issue des précédents Call of Duty et qui contribue au succès de la série. Nouveaux décors bien sûr avec cet opus mais surtout une carte absolument gigantesque. Ils ont beau ne pas être très malins et pas très rapides, ils sont partout et se multiplient comme les rats dans les couloirs du métro. C’est fun, ça défoule et ça change du “sérieux” du reste du jeu.

VERDICT

Oui, il s’agit d’un très bon épisode de Call of Duty. Treyarch parvient à nous surprendre agréablement en maniant habilement les ficelles d’un récit moins manichéen qu’à l’accoutumée. Bien sûr l’aventure est un peu courte et la progression toujours scriptée, bien sûr les bugs sont encore présents et l’IA toujours au ras des pâquerettes, mais la dimension futuriste apporte une vraie fraicheur à la franchise. Et puis le multijoueurs de ce Black Ops II conserve sa nervosité tout en prolongeant à l’infini la durée du jeu.

 >> On a aimé :

 - Les drônes de combat

- Le fusil du futur qui passe à travers les murs

- Le scénario moins manichéen

- La dimension stratégique supplémentaire

- Le multijoueurs le plus complet de tous les FPS

- La scène en Wingsuit

- La bande son soignée

 >> On n’a pas aimé :

 - Le solo encore trop court

- L’action encore un peu trop linéaire

- Le manque de nouveauté flagrante

- L’Intelligence Artificielle, surtout artificielle

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