Zemmour décrit "une certaine réalité"

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Zemmour décrit "une certaine réalité"
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L'avocat général Philippe Bilger défend les propos tenus par le journaliste du Figaro.

"Je défends le droit qu’il a de dire cette phrase à partir du moment où elle n’est pas complètement étrangère à une réalité judiciaire que j’ai pu constater". L’avocat général près de la cour d'appel de Paris Philippe Bilger a confirmé sur Europe 1 mercredi soir son soutien à Eric Zemmour au coeur d'une polémique depuis ses propos tenus dans Salut les Terriens, sur Canal + le 6 mars. Le journaliste du Figaro avait alors déclaré : "Les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes. C'est un fait".

"Errer dans les couloirs du palais"

"Si on erre de bonne foi dans les couloirs du palais de justice de Paris, tribunaux correctionnels ou cours d’assises, on verrait que cette assertion qu’Eric Zemmour qualifie de fait n’est pas étrangère à une certaine réalité" a expliqué le haut magistrat, reprenant l’argumentaire de son billet intitulé Eric Zemmour ou le trublion officiel et publié sur son blog le 17 mars.


"Eric Zemmour a eu l’audace d’aborder de front un thème sensible. Et personne ne s’est demandé si son propos était valide ou non sur le fond" a ajouté l’avocat général près de la cour d'appel de Paris. "Je trouve scandaleux qu’on créé un scandale après ce qu’il a dit".

Statistiques ethniques ?

Interrogé sur l’intérêt de statistiques ethniques dans le domaine judiciaire, Philippe Bilger s’est contenté d’indiquer que "cela ne le gênerait pas". "Il n'est point besoin d'aller chercher des consolations dans les statistiques officielles, dont la finalité presque exclusive est de masquer ce qui crève les yeux et l'esprit si on accepte de regarder", avait-il estimé dans le même billet.

"Les mêmes qui parfois dénoncent à tout bout de champ le racisme sont ceux qui s’opposent aussi à des analyses précises parce qu’ils craignent que cela n’alimente le racisme" a conclu Phillippe Bilger.