Xynthia : les zones noires ajustées

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Xynthia : les zones noires ajustées
@ MAX PPP
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Certaines maisons vont entrer dans le zonage à leur demande, d'autres pourront en sortir.

Les "zones de solidarité" ne sont pas figées. Définies en Vendée après la tempête Xynthia, elles devraient être "ajustées" d’ici l’été, selon le préfet Jean-Jacques Brot. Un nouveau zonage devrait ainsi être obtenu, avec des maisons qui pourraient s'y intégrer en plus et d'autres qui pourraient en être sorties.

"Il y a une étude au cas par cas pour toute situation qui paraîtrait difficilement compréhensible au propriétaire", a-t-il expliqué. Des "missions de terrain" vont être entreprises dès cette semaine et elles concerneront des maisons "en limite de périmètre, avec une topographie particulièrement protectrice, protégées par un cordon dunaire", a précisé le préfet. Le nouveau zonage sera ensuite soumis à une enquête publique qui "ne peut pas être envisagée raisonnablement avant courant ou fin du mois de juillet", a précisé le préfet.

Les zones dites "noires" "offrent des avantages" pour les propriétaires, a précisé le préfet. Mais "je n'exclus pas à la marge de les accroître pour permettre à des personnes qui n'y seront pas d'y être incluses du fait que leurs habitations ont été gravement endommagées ou gravement inondées", a-t-il précisé.

L'incompréhension générale

Après le passage de Xynthia le 28 février dernier, certains propriétaires ont vu leurs habitations épargnées par l'eau mais situées en zone noire, devenues depuis "zones de solidarité" (915 maisons en Vendée), où l'Etat propose un rachat à l'amiable avant destruction. Beaucoup ont dit ne pas comprendre cette situation. "Je ne peux être indifférent à cette expression", a assuré le préfet après une table ronde en présence des maires des deux communes concernées par les zones noires, l'Aiguillon-sur-mer et La Faute-sur-mer. Cette réunion était organisée par Philippe de Villiers, président du conseil général de Vendée.

Philippe de Villiers a réclamé la mise en place rapide des études au cas par cas avant l'enquête publique, prévues par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo dans une lettre envoyée aux élus mi-avril. L'élu a évoqué une catégorie de "maisons à prescriptions" dont "les propriétaires accepteraient des prescriptions de construction supplémentaires" pour les sécuriser face à d'éventuelles futures inondations, avec notamment des trappes d'évacuation sur le toit.

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