Who’s who VS Wikipedia
Le Who's Who référence 22.000 personnalités françaises dans des domaines très variés. © MAXPPP

La bible rouge publie sa 42e édition, mais doit faire face à la concurrence du web.

 

Le quoi ? Le Who’s who ("qui est qui", en français). Pour les moins de vingt ans, voilà un nom qui ne doit pas évoquer grand-chose. Pourtant le célèbre dictionnaire biographique de la crème de la crème française sort sa 42e édition jeudi. Mais à l’heure du tout gratuit sur le web, l’encyclopédie, créée par Jacques Lafitte en 1953, doit faire face à un bon nombre de concurrents. Et le premier d’entre eux s’appelle Wikipédia.

 

"Wikipédia et le Who’s who : complètement différents"

 

"Oui, il y a de plus en plus de concurrence, mais cela va de soi avec le développement d’internet", admet Etienne Prévost, directeur général du Who’s Who. L’encyclopédie collective universelle en ligne est, en effet, devenue une référence pour les internautes et même pour Etienne Prévost, qui avoue consulter Wikipédia "et d’autres sites avant certains rendez-vous" pour se renseigner sur la personne qu’il s’apprête à voir.

 

"Mais Wikipédia et le Who’s who, sont complètement différents", ajoute le directeur de la bible rouge. Là où Wikipédia en appelle aux contributions des internautes, le Who’s Who "écrit ses biographies en collaboration avec la personne concernée". Un gage de qualité et d’excellence, selon Etienne Prévost. "Le Who’s Who s’impose donc pour certaines utilisations car nous disposons de données vérifiées qui ne sont pas forcément publiées sur Internet", ajoute-t-il.

 

"Nous aussi nous profitons du web"

 

Mais le web ne fait pas que du tort au Who’s Who. "Nous aussi nous profitons du web. 20% de notre chiffre d’affaires vient d’internet", explique-t-il. La bible rouge se vend à 10.000 exemplaires par an et 1.500 personnes sont abonnées en ligne. Le site internet devrait connaître quelques évolutions cette année avec notamment des renvois vers les pages Facebook des personnalités concernées.

 

Mais le Who’s Who est avant tout un symbole de prestige. "Notre plus gros client est le ministère des Affaires étrangères", confie Etienne Prévost, "parce qu’ils savent que nous référençons les meilleurs dans chaque domaine, c’est-à-dire 22.000 personnes".

 

Cette année 1.007 personnes ont fait leur entrée dans le dictionnaire biographique. Parmi elles Laurence Ferrari, Sébastien Chabal ou encore Jo-Wilfried Tsonga.