Vol Rio-Paris : Airbus et Air France convoqués

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Vol Rio-Paris : Airbus et Air France convoqués
Air france et Airbus pourraient être mis en examen le 17 mars pour le crash du Rio-Paris, le 1er juin 2009.@ REUTERS
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La juge enquêtant sur le crash décidera le 17 mars de leur possible mise en examen.

Le 17 mars prochain, Airbus et Air France sauront s’ils sont mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le crash du vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris, le 1er juin 2009. 228 personnes avaient péri dans la catastrophe. La juge d’instruction chargée des investigations a informé les familles des victimes qu’elle avait convoqué les deux sociétés à cette date.

Air France surprise

"La juge nous a annoncés qu'elle avait convoqué le 17 mars Air France et Airbus en vue de leur éventuelle mise en examen", a indiqué un des dirigeants de l'association de victimes Entraide et Solidarité AF447, Jean-Baptiste Audousset, reçu jeudi après-midi avec les autres familles et leurs avocats au palais de justice de Paris. "Il s'agit d'un tournant car cette convocation en vue de cette probable mise en examen montre que la juge dispose de suffisamment d'éléments techniques pour engager des poursuites", a commenté pour sa part Me Olivier Morice, un des avocats des parties civiles.

De son côté, Air France s’est étonnée de cette convocatio. "Il n'y a rien de nouveau dans le dossier qui explique pourquoi la juge d'instruction envisage d'ores et déjà cette mise en examen alors qu'il n'y a pas de rapports d'experts judicaires et qu'une nouvelle phase de recherches en mer va démarrer le 20 mars", a déclaré jeudi Me Fernand Garnault, avocat de la compagnie française. "La logique aurait peut-être été d'attendre que tout cela soit fait."

Quatrième phase de recherche

Trois jours après cette convocation, soit le 20 mars, de nouvelles opérations de recherche en mer de l'épave de l'Airbus qui s'était écrasé au large du Brésil vont être lancées sur une nouvelle zone de 10.000 km2. Il s'agira de la quatrième phase de recherche de l'appareil accidenté et de ses boîtes noires, qui pourrait s'étaler jusqu'en juillet, en trois étapes de 36 jours chacune.

En l'état des recherches et des données techniques recueillies, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé des investigations techniques, estime que la défaillance des sondes de vitesse est un des éléments expliquant l'accident, mais ne peut être à lui seul à l'origine de la catastrophe. "Ces probables mises en examen d'Airbus et Air France ne sont pas une fin en soi mais elles permettront d'engager un débat contradictoire", s’est félicité Jean-Baptiste Audousset.