Violences conjugales : Eric Raoult relaxé

  • A
  • A
Violences conjugales : Eric Raoult relaxé
@ REUTERS
Partagez sur :

Le tribunal correctionnel de Bobigny l'a relaxé jeudi. Le parquet avait requis 3 mois avec sursis.

Le jugement. Le tribunal correctionnel de Bobigny a relaxé jeudi l'ancien ministre Eric Raoult, maire UMP du Raincy, en Seine-Saint-Denis, qui était poursuivi pour des violences sur sa femme dont il est séparé. "Même si je suis taillé comme une brute, je ne suis pas une brute", a immédiatement réagi, avec un grand sourire, l'ancien ministre de la Ville, au côté de son avocate, Me Caroline Toby.

Sa première réaction. "J'avais dit que je n'avais rien fait et je dis la même chose. Je ne dirai pas un mot de plus", a confié Eric Raoult à la sortie de l'audience. Avant de glisser : 



Ce qu'avait requis le parquet. L'ancien ministre de la Ville de 1995 à 1997, était accusé d'avoir giflé, bousculé et insulté son épouse à plusieurs reprises entre décembre 2011 et octobre 2012. Il avait été placé en garde à vue à deux reprises au mois d'octobre, après des plaintes déposées par son épouse, qui fut son assistante parlementaire. Le procureur de Bobigny avait réclamé, le 7 février, une peine "à valeur d'avertissement" de trois mois de prison avec sursis, estimant disposer d'"éléments probants" sur la culpabilité de l'élu. Eric Raoult risquait jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.

Un changement d'attitude. Lors de l'audience le 7 février, le maire du Raincy avait nié toute violence physique sur sa femme. "Je n'ai jamais, jamais porté la main sur mon épouse", avait assuré l'élu de 57 ans. "Oui, il y a eu des insultes. Mais je ne l'ai pas frappée", avait-il ajouté, évoquant de simples "disputes". Invitée à la barre, Corinne Raoult avait à la surprise générale minimisé les accusations portées contre son mari, revenant sur certaines déclarations faites durant l'enquête. Un changement d'attitude mis par le procureur sur le compte d'un sentiment de "culpabilité", lié notamment à "l'état de santé" de son mari, victime d'un accident vasculaire cérébral en janvier 2012 et qui a été hospitalisé à plusieurs reprises ces derniers mois.