Villiers-le-Bel : à chacun sa version

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Villiers-le-Bel : à chacun sa version
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A l'approche de la fin du procès, les compte-rendus de la défense et l'accusation divergent.

Au bout de dix jours de procès, chacun campe sur ses positions quant au rôle des tireurs présumés de Villiers-le-Bel, sans vraiment qu’un verdict se dégage. Du côté de l’accusation, Maître Bourrier, l’un des avocats des 90 policiers blessés, retient les quelques témoignages accablants et l'attitude des accusés dans le box.

"Cette absence d’éléments matériels est contrebalancée de manière détaillée par tous les témoignages qui démontrent que [les tireurs] étaient présents. Et leur méthode de défense n’est pas vraiment une preuve de bonne foi", a-t-il assuré à la sortie de l’audience au micro d’Europe 1.

La défense atterrée

Quant aux avocats des tireurs présumés, ils se disent consternés par le dossier vide, sans preuve, et l’instruction à charge. Selon eux, tout a été fait pour enfoncer les accusés dans le procès. "Le sentiment de tous ceux qui ont assisté à ce procès, c’est qu’on va condamner des gens sur des preuves qui n’en sont pas. L’acquittement s’impose", a mis en garde Maître Koenitz.

Verdict dimanche ?

Jour après jour, le procès prend du retard. Il aurait dû s'achever jeudi soir, mais le verdict ne pourrait tomber que dans la nuit de samedi à dimanche. La faute au programme "au jour le jour" avec les hésitations et les désistements des témoins sous X et ceux à visage découvert.

Le réquisitoire de l'avocate générale, Marie-Thérèse de Givry, qui était programmé jeudi, a été repoussé à vendredi. Jeudi, la cour d'assises du Val-d'Oise a notamment réentendu un commissaire faisant le point.

Quatre jeunes sont jugés pour détention et port d'arme prohibés, mais surtout tentative de meurtre en bande organisée sur des policiers dans les nuits des 25 et 26 novembre 2007 à Villiers-le-Bel. 90 policiers avaient été blessés. Le cinquième, sous contrôle judiciaire, soupçonné d'avoir fourni un fusil à pompe, comparaît pour complicité. Ils encourent la prison à perpétuité.