Villepin : "six années d'acharnement"

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Villepin : "six années d'acharnement"
L'ancien Premier ministre pourrait être prochainement entendu dans l'affaire Bourgi@ REUTERS
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L'ancien Premier ministre a rendu hommage mercredi à "l'indépendance de notre justice".

Dominique de Villepin n'a pas boudé son plaisir. Arborant un large sourire, l'ancien Premier ministre a rendu hommage à "l'indépendance" de la justice française mercredi après la confirmation de sa relaxe en appel dans l'affaire Clearstream.

"Après six années d'un acharnement sans précédent, après six années d'épreuves pour ma famille, la justice a reconnu pour la deuxième fois mon innocence. Je veux saluer l'indépendance de notre justice, qui a su résister aux pressions politiques", a déclaré Dominique de Villepin devant une nuée de journalistes.

"La justice a reconnu pour la deuxième fois mon innocence" :

"Je veux croire que cette décision contribuera à rendre notre vieux pays moins vulnérable à la rumeur et à la calomnie, qui ne méritent que le mépris. Rappelons que cette affaire a été initiée en 2005/2006 à la veille de l'élection présidentielle de 2007", a souligné l'ancien Premier ministre.

"Comme j'aimerais que cela puisse servir de leçon pour la présidentielle de 2012 ! Pour ce qui me concerne, je sors renforcé de cette épreuve et plus déterminé que jamais à servir les Français", a conclu l'ancien chef du gouvernement de Jacques Chirac et rival de Nicolas Sarkozy.

Me Metzner dénonce le "montage" Bourgi

Un autre volet judiciaire devrait désormais s'ouvrir pour le président de République Solidaire. Son avocat, Me Olivier Metzner, a demandé mercredi que son client soit "entendu le plus rapidement possible" sur les accusations de Robert Bourgi.

"On a le sentiment aujourd'hui de revivre une seconde affaire Clearstream, avec des personnages qui se répandent partout dans la presse pour accuser tout en reconnaissant qu'ils n'ont aucune preuve", a déclaré Me Metzner.

Notant que "M. Bourgi était encore collaborateur de M. Sarkozy il y a un mois", l'avocat s'est demandé si "certains avaient peur que cette relaxe soit reconnue et que l'on a lancé des scuds".