Viguier : l’amant à la barre

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Viguier : l’amant à la barre
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Olivier Durandet est accusé par la défense d’avoir orienté l’enquête sur Jacques Viguier.

Le procès Viguier entame sa dernière semaine lundi devant la cour d’assises du Tarn. Avec une audition particulièrement attendue, celle de l’amant de Suzanne Viguier, qui est entré dans la vie de la jeune femme un an et demi avant sa disparition. Il est alors son gorille pour ses parties de tarot. Il devient un ami de la famille, dîne à la maison, part en vacances avec les enfants.

Mais aujourd’hui, pour la défense, il est "l’enfant de cœur de l’accusation". Celui qui a orienté les soupçons des policiers vers le professeur du droit, conseillé des témoins. La semaine dernière, la baby-sitter a craqué en pleine audience. Elle a avoué que pendant dix ans, à al demande de l‘amant, elle a caché leur visite de la maison des Viguier après la disparition de Suzy. Une visite pour y faire quoi? C’est notamment à cela que va devoir répondre Olivier Durandet.

"Au moins un manipulateur"

"On a très peu de détails sur son emploi du temps, puisqu’il s’est appliqué à donner celui de Jacques Viguier, car il est obsédé par Jacques Viguier", affirme Emilie, la dernière compagne de l’accusé. Ça en fait au moins un manipulateur. Je n’ai aucune accusation à délivrer contre lui. Je ne me permettrai jamais de lui faire ce qu’il nous a fait pendant 10 ans."

Durant le premier procès, Olivier Durandet avait lancé au professeur de droit : "Toi seul peut dire où est Suzy !" Et il affirmait que s’il en avait trop fait, c’était juste pour la retrouver. Une explication qu’il va sûrement devoir étoffer.