VIDÉO - Avec les Femen, à l'entraînement

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VIDÉO - Avec les Femen, à l'entraînement
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VIDEO - Europe1.fr est allé à la rencontre des militantes aux seins-nus lors d’un de leurs entraînements.

Elles s’appellent Marguerite, Julia ou encore Inna. Chaque samedi, si elles le peuvent, elles se retrouvent au premier étage du Lavoir-Moderne - un bâtiment désaffecté du 18e arrondissement de Paris - pour s’entraîner.

Pour travailler leur résistance, les Femen s’entraînent à la dure. Europe1.fr a suivi une de leurs séances :



 "Vous dormez Femen, vous respirez Femen"

Cet après-midi là, elles sont une quinzaine à sautiller sur place pour se réchauffer en attendant que tout le monde soit prêt. Le sol est recouvert d’une moquette tâchée qui gondole par endroit et certaines fenêtres, cassées, laissent entrer le vent glacial de ce samedi de mars.

Elles ont, pour la plupart, entre 20 et 35 ans. Ici pas de profil type. Il y a des grandes, des petites ; des grosses, des maigres ; des blondes, des brunes et des rousses. Ensemble elles mènent le même combat : celui des femmes. "Femen, c’est un mode de vie, ça brûle à l’intérieur de vous. Vous dormez Femen, vous mangez Femen, vous respirez Femen", confie l’une d’elles à Europe 1.

En France, les Femen sont quarante à militer, dont quinze le font seins-nus. C’est ainsi que le mouvement, né en Ukraine, est parvenu à se faire remarquer. Ces militantes ont trois ennemis  clairement énoncés : les religions, les dictatures et l’exploitation sexuelle.

"La rue est vraiment  le fief des mâles"

Si les Femen se mettent nues c’est "pour se réapproprier le corps mais aussi l’espace de la rue", confie Julia, au micro d’Europe 1. "La rue est vraiment le fief des mâles, la ville est vraiment dessinée par et pour les hommes, et donc il paraît presque inconcevable d’avoir des femmes dénudées qui viennent porter leurs revendications dans l’espace public", ajoute-t-elle.

Mais le mouvement Femen ne compte pas que des femmes. Même le sexe opposé peut y adhérer. Un seul critère : partager leurs convictions. Une bonne dose de courage s’avère essentielle, car en seulement deux mois d’existence en France, les Femen se sont déjà fait passer à tabac à deux reprises.