Viande de cheval : la France dans le rouge

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Viande de cheval : la France dans le rouge
@ REUTERS
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D'après les tests organisés dans l'UE, la France est le pays avec le taux le plus important de produits alimentaires avec de la viande de cheval.

La France est le très mauvais élève de l'Union européenne. Deux mois après la révélation du scandale autour de la viande de cheval dans les plats normalement composés de boeuf, la Commission européenne vient de rendre les résultats de ses tests, effectués dans toute l'Union. Et ils montrent que c'est bien en France que se trouve l'origine de la fraude.

Des tests de grande ampleur. Le 15 février, l'UE avait lancé un plan prévoyant environ 2.250 tests ADN sur des plats préparés ainsi que des dépistages du phénylbutazone, un anti-inflammatoire nocif pour la santé, dans les carcasses de cheval. 0,6% de la viande chevaline testée en contenait, selon le communiqué brièvement publié sur le site de la Commission, avant d'être retiré. Si 10 à 150 tests ADN ont été réalisés dans chacun des pays de l'UE, la France a eu le droit à une mesure particulière, avec 353 tests effectués.

Par ailleurs, un échantillon a été prélevé par 50 tonnes de viande chevaline. L'opération était co-financée à 75% par la Commission européenne.

La France, pays le plus touché. Et les résultats, confirment donc les doutes initiaux, portés sur l'entreprise Spanghero. Environ 13,3% des 353 tests se sont révélés positifs, alors qu'en moyenne, 4,66% l'étaient au sein de l'UE, a indiqué la Commission européenne dans un communiqué. Ainsi, si très peu de plats préparés contiennent du cheval au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Belgique, un plat à base de boeuf sur huit contient du cheval en France. Pour obtenir ces résultats, la brigade de répression des fraudes a testé aussi bien des lasagnes à la bolognaise que des blocs de viande agglomérée.

"Le scandale est derrière nous". Comment expliquer que la France soit le mauvais élève de l'Union ? La Commission européenne explique que les résultats présentés ont été obtenus grâce au travail fouillé de la France, qui a particulièrement contrôlé les filières suspectes. Au ministère de l'Agriculture, on préfère donc tourner la page, après ces résultats : "il s'agit d'un scandale d'ampleur, mais qui est désormais derrière nous".