Vers une remise en liberté d'Alexandre Guérini

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Vers une remise en liberté d'Alexandre Guérini
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Une caution de 300.000 euros a été demandée pour le frère du socialiste Jean-Noël Guérini.

Le juge d'instruction marseillais chargé de l'enquête sur des marchés publics présumés frauduleux dans les Bouches-du-Rhône a signé mardi une ordonnance de remise en liberté d'Alexandre Guérini, écroué depuis décembre. L'ordonnance de remise en liberté, signée par le juge Charles Duchaine, s'accompagne d'un contrôle judiciaire lui imposant de ne pas rencontrer les autres protagonistes du dossier et un retrait de son passeport. Une caution de 300.000 euros doit aussi être versée.

Le frère du président socialiste du Conseil général des Bouches-du-Rhône a été mis en examen pour abus de biens sociaux, détournements de biens publics, recel de détournements de fonds publics et blanchiment en bande organisée. Il est soupçonné également d'avoir corrompu une fonctionnaire en charge de l'attribution des HLM.

Une procédure encore en cours

Mardi, le ministère public suisse a annoncé avoir ouvert en décembre une procédure pénale pour blanchiment d'argent contre lui, confirmant des informations de Médiapart. Selon le site, "dans une lettre du 14 avril 2011 au juge marseillais Charles Duchaine en charge de l'information judiciaire, le ministère public suisse demande à entendre Alexandre Guérini, ainsi que sept autres protagonistes du dossier".

L'affaire Alexandre Guérini, déclenchée début 2009 par un courrier anonyme, a créé des remous politiques, dans les Bouches-du-Rhône mais aussi nationalement. Début mars le député PS de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg a mis en cause dans un rapport révélé par Le Point les pratiques de la fédération PS du département sous le contrôle de Jean-Noël Guérini, réclamant sa destitution "au vu des menaces judiciaires" qui pèseraient sur lui.