Venin des serpents : le traitement du futur ?

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Les serpents sont capables de recycler en des molécules vertueuses le venin dont la nocivité présente des caractéristiques similaires à celles de nombreuses maladies, dont le cancer et le diabète, révèle mercredi une étude qui pourrait ouvrir la voie à des traitements. L'étude menée par une équipe de scientifiques britanniques et australiens a été publiée dans la revue spécialisée Nature Communications.

Les chercheurs savaient que le venin est produit à partir de molécules inoffensives mais c'est la première fois qu'ils montrent que la sécrétion toxique peut perdre ses propriétés et revenir, saine, dans le métabolisme de son propriétaire. Or le venin, explique l'Australien Gavin Huttley, s'attaque souvent aux mêmes mécanismes de défense de l'organisme que de nombreuses maladies humaines. C'est le cas par exemple de certains venins qui font mourir des cellules indispensables au fonctionnement des vaisseaux sanguins. Comprendre la métamorphose du venin aiderait probablement les chercheurs à mettre au point de nouveaux traitements pharmacologiques.