Var : mobilisation anti-forages pétroliers

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Var : mobilisation anti-forages pétroliers
C'est précisément ce type d'installation que les écologistes et les riverains refusent de voir s'installer en Méditerranée.
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Au moins 1.500 écologistes, dont Eva Joly, souhaitent une "Méditerranée sans pétrole".

Un pique-nique militant sous les fenêtres de la résidence d’été du président de la République. Ecologistes et habitants inquiétés par les projets de forage en mer Méditerranée ont manifesté dimanche au pied du fort de Brégançon, dans le Var, pour dénoncer le possible renouvellement d’un permis d'exploration d'hydrocarbures.

Deux sociétés veulent encore prospecter

Accordé une première fois en 2002, puis prolongé en 2006 jusqu'à la date du 19 novembre 2010, ce permis "Rhône-Maritime" d'exploration d'hydrocarbures en mer Méditerranée est détenu par la société britannique Melrose Resources qui s'est récemment associée au groupe texan Noble Energy.

Au ministère de l'Energie, on précise que "le dossier est à l'étude", sans obligation de se prononcer avant la présidentielle. Or, selon le collectif des opposants à ce projet, le terme de la procédure d'instruction de ce permis par l'Etat est fixé à mercredi.

Pour une "Méditerranée sans pétrole"

Sur la plage du Cabasson, face à la résidence présidentielle du fort de Brégançon, quelque 3.000 personnes, 350 selon la préfecture, se sont donc retrouvées pour un pique-nique militant face à la mer.

Formant une chaîne humaine d'un bout à l'autre de la plage, et rejoints au large du fort par quelques bateaux, les manifestants, portant une banderole "pétroliers en mer, littoral en danger", ont clamé leur volonté de voir la "Méditerranée sans pétrole".

Joly veut "préserver nos biens communs"

Parmi eux, Eva Joly, venue partager quelques tartines avec les protestataires sur la plage, a expliqué s'être déplacée "en tant que candidate et en tant que citoyenne". "On veut chercher les derniers barils d'hydrocarbures avec les risques que cela comporte, en eaux profondes, de marée noire et de pollution", a-t-elle dénoncé.

La candidate à la présidentielle a ajouté qu'il fallait "préserver nos biens communs, l'eau, la mer, la qualité de l'air" et ne pas les "sacrifier pour quelques barils de pétrole". Interrogée sur la déclaration du président-candidat Nicolas Sarkozy - "je n'accepterai pas de forages pétroliers en Méditerranée devant les Calanques" -, Eva Joly a considéré qu’il "n'a pas le choix et cela me fait plaisir", saluant "encore une fois" la victoire de la mobilisation citoyenne et des écologistes.