Valls poursuivi pour ses propos sur les Roms

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Valls poursuivi pour ses propos sur les Roms
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Alors ministre de l'Intérieur, Manuel Valls avait déclaré en mars 2013 que "les Roms ont vocation à rester en Roumanie ou à y retourner".

Ses propos tenus en mars et septembre 2013 avaient suscité un tollé à gauche et auprès des associations de défense des Roms. Manuel Valls sera jugé le 28 mai 2015, à la suite de poursuites de l'association la Voix des Roms. Le tribunal correctionnel de Paris peut toutefois se déclarer incompétent d'ici là.

"Les Roms ont vocation à rester en Roumanie". Les propos tenus par Manuel Valls remontent à mars et septembre 2013. Alors ministre de l'Intérieur, il avait déclaré que "les Roms ont vocation à rester en Roumanie ou à y retourner", ou encore qu'ils ont "des modes de vie extrêmement différents des nôtres qui évidemment sont en confrontation". Ces propos avaient suscité une vive polémique. Dans sa citation directe, la Voix des Roms soutient que "les interventions médiatiques de Manuel Valls (...) ne sauraient être considérées comme relevant de l'exercice des fonctions de ministre de l'Intérieur".

Une précédente plainte classée sans suite. A l'occasion d'une audience de procédure jeudi, l'avocat du Premier ministre a annoncé qu'il entendait soulever l'incompétence du tribunal correctionnel, au profit de la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction à même de juger les membres du gouvernement pour des actes commis dans le cadre de leurs fonctions. Ce point de procédure sera examiné par la 17e chambre du tribunal correctionnel lors d'une audience le 4 décembre.

En novembre dernier, le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) avait déposé une plainte devant la CJR contre Manuel Valls pour ses propos de septembre 2013, qui a été classée sans suite.

Soutenus par des élus... et les Français. A l'époque, Manuel Valls avait reçu le soutien de plusieurs élus. Dans une tribune publiée dans le JDD, des maires et des premiers adjoint appelaient à l'unité de la gauche et du PS sur ces questions. Les signataires saluaient ainsi l'action de Manuel Valls contre les campements illicites de Roms. Un sondage soulignaient par ailleurs que 77% des Français soutenaient la politique anti-Roms du ministre de l'Intérieur de l'époque.

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