Uriage : le second braqueur écroué

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Uriage : le second braqueur écroué
Le casino d'Uriage avait été braqué par deux hommes en juillet 2010.@ MAX PPP
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Monsif Ghabbour, déjà interpellé en août, a été arrêté lundi sur la foi de "nouveaux éléments".

Un peu plus de trois mois après une première interpellation, le second braqueur présumé du casino d'Uriage, en Isère, a de nouveau été arrêté lundi matin à Grenoble puis placé en détention quelques heures plus tard. De nouveaux éléments d'enquête auraient conduit à cette nouvelle procédure à l'encontre de Monsif Ghabbour.

Ce jeune homme de 25 ans avait été interpellé une première fois le 31 août en Isère, plus d'un mois et demi après le braquage du casino d'Uriage, à la suite duquel son complice présumé avait été tué dans un échange de tirs avec la police. Une mort qui avait entraîné plusieurs nuits de violences dans son quartier de la Villeneuve, à Grenoble.

"Pas de certitude ou quasi-certitude"

Le juge des libertés et de la détention avait alors décidé de laisser en liberté sous contrôle judiciaire Monsif Ghabbour après sa mise en examen pour "vol avec arme" et "tentative d'homicides volontaires" contre des policiers, provoquant un tollé chez les syndicats de policiers et l'incompréhension d'une partie de la classe politique. Le parquet avait fait immédiatement appel, mais dans son arrêt la chambre de l'instruction avait confirmé la remise en liberté, estimant que "si un faisceau de coïncidences troublantes permet de penser que (M. Ghabbour) pourrait avoir commis les faits", il n'y avait pas de "certitude ou quasi-certitude quant à sa participation".

Dans un premier temps, l'accusation s'appuyait sur des appels anonymes ou écoutes téléphoniques dénonçant Monsif Ghabbour ou faisant référence à "Sif", son surnom à la Villeneuve. Elle reposait également sur une analyse de la Peugeot 307 ayant servi au braquage, qui avait révélé une simple "odeur", identifiée comme celle du suspect par deux chiens de la police scientifique.

De nouvelles traces ADN

Monsif Ghabbour a toujours nié être entré dans ce véhicule. Mais les enquêteurs disposeraient désormais de traces ADN relevées dans la voiture, notamment sur le volant. Des éléments qui ont peut-être convaincu le juge des libertés et de la détention qui a donc suivi cette fois les réquisitions du parquet.