Une majorité de Français favorable à la suppression des conseils généraux

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Une majorité de Français favorable à la suppression des conseils généraux
Manuel Valls lors de son discours de politique générale le 8 avril 2014.@ REUTERS
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SONDAGE - Alors que le gouvernement s’active sur le projet de réforme territoriale, 55% des Français se disent favorables à la suppression des conseils généraux selon un sondage Ifop pour le JDD.

Les Français attachés aux départements, pas aux conseils généraux. 6 Français sur 10 ne connaissent pas le nom de leur conseiller général, et une courte majorité de la population (55%) est favorable à la suppression de l’institution représentative des départements. Ces résultats d’un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche viennent appuyer la volonté manifestée par Manuel Valls lors de son discours de politique générale de faire de la réforme territoriale un des grands chantiers de son gouvernement.

Des compétences assez bien identifiées. Cette méconnaissance des représentants départementaux ne signifie pas que les Français ignorent les compétences de la plus vieille collectivité locale de la République, créée par l’Assemblée nationale constituante de la Révolution en 1789. 88% savent que le département gère aujourd’hui l’entretien des routes départementales, 86% savent que la gestion des collèges lui revient et 80% savent qu’il est également en charge des aides sociales.  

Jeu politique. Toujours dans le Journal du Dimanche, jeu politique oblige, Edouard Balladur s’est montré très critique envers le projet de réforme territoriale mené par la gauche. En effet, il pointe du doigt le fait que la majorité précédente avait engagé (sous sa houlette) une réforme territoriale prévue pour 2014 que François Hollande s’était empressé de supprimer : "Elle était prête à être appliquée. L’une des premières décisions de la  nouvelle majorité a été de la supprimer ! Un an plus tard, on la reprend en prétendant aller plus loin, tous les départements étant supprimés."

12 à 25 milliards d'euros d'économie. Au-delà de l’aspect politique, l’ancien Premier ministre souligne les difficultés que vont engendrer la suppression des conseils généraux (et pas des départements, l'échelon territorial et l'institution politique doivent être distingués): "Si l’on supprime les départements, il faut modifier la Constitution. Mais si l‘on supprime les conseils généraux et pas les départements, qui gérera ces collectivités territoriales ?". Selon André Vallini, secrétaire d’Etat à la réforme territoriale, la révision globale du mille-feuille administratif devrait permettre d’économiser "12 à 25 milliards d’euros chaque année".

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