Une fermeture redoutée à PSA Aulnay

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Une fermeture redoutée à PSA Aulnay
Les salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois craignent une fermeture.@ MAXPPP
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Un comité central d'entreprise se tient mardi et mercredi. L'avenir du site semble incertain.

Il s'agit d'un dossier symbolique pour le début de quinquennat de François Hollande. Les salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, redoutent une fermeture du site, qui produit les Citroën C3. Mardi et mercredi, un Comité central d'entreprise est organisé et les syndicats sont peu optimistes. 

"On a dépassé le stade de l'inquiétude, on est plutôt dans la conviction que du côté de la direction de Peugeot, la décision a été prise de fermer le site", assure sur Europe 1 Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du site. 

9.000 emplois directs ou indirects

En juin 2011, le syndicat avait divulgué un document de travail interne qui évoquait une possible fermeture en 2014, date d'arrêt de la production de la berline. Quelque 3.500 salariés, dont 300 intérimaires, sont menacés. Au total, 9.000 emplois directs ou indirects seraient touchés par une fermeture, selon les calculs de Gérard Caudron, député socialiste et candidat dans la circonscription.

Les salariés sont déterminés et s'étaient invités, le 2 mai dernier, devant le studio où devaient débattre Nicolas Sarkozy et François Hollande. Ce dernier s'était brièvement entretenu avec eux, leur promettant de les rencontrer s'il était élu. 

Appel au gouvernement

"Il faut qu'il tienne sa promesse de nous voir", demande Salah Keltoumi, un autre délégué CGT du site, assurant qu'il "ne lâchera rien". 

Jean-Pierre Mercier, lui, estime que "la gauche a tous les pouvoirs en main : ils ont le Sénat, les régions, les maires, les conseils généraux". Et prévient : "si avec ça, ils ne sont pas capables de demander à Peugeot de maintenir tous les emplois, on se demande pourquoi ils sont au pouvoir".