Une aide pour les voisins de Merah

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Une aide pour les voisins de Merah
La ville de Toulouse a "avancé certaines sommes" aux voisins de Mohamed Merah qui ont subi l'assaut du Raid en mars dernier.@ MAXPPP
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La mairie de Toulouse affirme aider les habitants en difficultés, après les dégâts de l’assaut du Raid.

Les habitants du 17, Rue Sergent-Vigné à Toulouse obtiennent peu à peu des aides financières. Plus de quatre mois après la mort de Mohamed Merah, les voisins du tueur au scooter ont expliqué dans le Canard enchaîné de mercredi désespérer de n’avoir pas encore pu obtenir réparation des dommages causés par l'assaut du Raid dans leur immeuble.

"7 personnes ont reçu une aide financière"

Romain Cujives, conseiller municipal de Toulouse, a assuré jeudi sur Europe 1 que la ville rose a d’ores et déjà versé un peu d’argent à certains habitants de l’immeuble. "A Toulouse, nous sommes en capacité, et nous prenons l’engagement, d’avancer certaines sommes pour des travaux ou pour des gens qui ont eu des difficultés avec leur travail ou pour louer des voitures quand elles sont abimées. Nous avons déjà commencé à le faire. Sept personnes ont déjà reçu une aide financière", a-t-il détaillé.

Il s’agit pour la municipalité non pas de faire un don aux habitants, mais bien de les aider temporairement. "Nous pouvons faire des prêts ou avancer de l’argent, en attendant que la justice se prononce de façon claire". Mais, a rappelé Romain Cujives, "il n’est pas de la responsabilité de la mairie de faire de gros travaux".

"Un événement exceptionnel"

"Le véritable problème, c’est qu’on est face à un événement exceptionnel. Aucune assurance, aucune mairie n’est préparée à un événement comme celui-là", a expliqué Romain Cujives sur Europe 1. Et d'ajouter : "les assurances disent : 'nous voulons une parole claire de l’Etat disant qu’il nous remboursera et à ce moment-là, qu’on nous fasse passer des devis et nous rembourserons'".

A Toulouse, "ce que nous demandons à l’Etat, c’est de redire de façon très officielle aux assurances que l’Etat couvrira. Il faut que les assurances accélèrent leurs procédures". Le ministère de la Justice a reçu vingt-et-une demandes d’indemnisations. "Quatre ont été traitées. Quinze sont en cours", a précisé Romain Cujives. Les habitants devraient ainsi être bientôt fixés sur leur sort.