Un train d'Areva déraille après un sabotage

  • A
  • A
Un train d'Areva déraille après un sabotage
@ REUTERS
Partagez sur :

L'incident, qui s'est déroulé le même jour que le drame de Brétigny, a été revendiqué par un militant anti-nucléaire.

L'accident ferroviaire a eu lieu le même jour que celui de Brétigny-sur-Orge. Pour autant, les deux incidents ne sont pas liés. Une éclisse en partie déboulonnée a entraîné vendredi le déraillement partiel d'une locomotive sur un site du groupe nucléaire Areva en Haute-Vienne. Mais contrairement au drame de Brétigny-sur-Orges, qui a fait six morts, l'incident en Hautre-Vienne, qui n'a fait aucun blessé, ne serait pas un accident.

Des plaintes déposées. La piste du sabotage est privilégiée par la SNCF. Le déraillement a en effet été revendiqué par mail le 13 juillet auprès du Populaire du Centre par "un militant antinucléaire", selon ce journal. Le courriel, précise le quotidien, est arrivé le jour de l'ouverture d'Urêka, un musée de la mine en partie financé par Areva et situé à Bessines. La SNCF a déposé plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui" et Areva pour sa part a déposé une plainte contre X pour sabotage. Selon le Populaire du Centre, deux employés de la SNCF présents au moment des faits ont également porté plainte.

Un acte de malveillance. Si le déraillement s'est produit le même jour que l'accident de Brétigny-sur-Orges, la SNCF avertit que tout rapprochement avec ce déraillement partiel probablement dû à un acte de malveillance serait "aventureux", même des éclisses sont en cause dans les deux cas. Le déraillement partiel de la locomotive - l'un des essieux a quitté la voie - a en effet été provoqué par une traverse soulevée sur cette voie longue de deux kilomètres située, à 30 km au nord de Limoges. 

Un site dénoncé par les écolos. Sur ce site, Areva entrepose notamment de l'uranium appauvri provenant de Pierrelatte, où se trouve une partie du complexe nucléaire de Tricastin. L'uranium appauvri y est transporté dans des conteneurs acheminés en train. Au moment du déraillement toutefois, aucun transport d'uranium n'était en cours, précise Areva.