Un surfeur tué par un requin à la Réunion

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Un surfeur tué par un requin à la Réunion
Il s'agit de la première victime du squale depuis le début de l'année sur cette île où l'animal a tué trois personnes en 2012 et 2011@ MaxPPP
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Un homme qui faisait du bodyboard a été tué par un requin-bouledogue à Saint-Gilles-les-Bains.

Une attaque mortelle. Un touriste métropolitain en voyage de noces à La Réunion a été tué mercredi par un requin alors qu'il pratiquait le bodyboard. Le drapeau orange, signalant la présence de squales avait été sorti, et la pratique du surf déconseillée ce 8 mai.

La victime est un homme de 36 ans, né à Besançon et domicilié à Morteau, dans le Doubs. Il était en voyage de noces avec sa femme et de son fils, âgé de 18 mois. Aussitôt après l'accident, les zones de baignade de l'ile ont été évacuées et la flamme rouge levée sur les plages. Il s'agit de la première victime du squale depuis le début de l'année sur cette île où l'animal a tué trois personnes en 2012 et 2011



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Les circonstances du drame. L'homme a été chargé à deux reprises par un requin alors qu'il se trouvait en mer à une cinquantaine de mètres de la plage des Brisants de Saint-Gilles, située dans l'ouest de l'ile et très fréquentée en ce jour férié. Le surfeur a été mordu par le requin-bouledogue au bras et à la cuisse. "L'eau était trouble. On regardait le bodyboarder (surfeur) puis on a vu une grosse flaque de sang", a raconté un témoin sur place, cité par le site Imaz Press Réunion.

Peu avant l'accident, l'Association Prévention Requin Réunion (PRR) avait annoncé sur son site Internet l'annulation d'une surveillance du surf prévue dans l'après-midi, "en raison du manque de visibilité sous-marine sur les spots de Boucan Canot et Roches Noires", là où l'attaque a eu lieu. "Les conditions de pratique du surf étaient défavorables", a confirmé la préfecture, citant une "eau chargée et de la houle". 

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© MAXPPP

L'imprudence de la victime. La sénatrice UMP de la Réunion Jacqueline Farreyrol a évoqué pour sa part dans un communiqué l'"imprudence fatale" de la victime. "Depuis ce matin, l'ensemble des spots de surf de l'ouest avaient dressé le drapeau orange requin, la sécurisation des sessions de surf libre avait été annulée en raison du manque de visibilité sous-marine et les maîtres-nageurs interdisaient la pratique de tous les sports aquatiques", écrit l'élue, également présidente de l'organisme l'Ile de la Réunion Tourisme (IRT).

Les secours impuissants. L'alerte a été donnée par un baigneur qui a vu du sang sur l'eau et a prévenu les maîtres-nageurs qui ont aussitôt porté secours à la victime pour la ramener sur la plage, où elle se trouvait en état d'arrêt cardio-respiratoire. L'homme, qui avait perdu beaucoup de sang, n'a pu être réanimé par les secours malgré une demi-heure de massages cardiaques. "Nous avons tout fait pour le sauver mais il est décédé", a-t-on déclaré au centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (CODIS). La baignade et les activités nautiques ont immédiatement été interdites sur le site. Son épouse, qui était sur la plage quand l'accident est survenu, a été prise en charge, en état de choc, par les pompiers.

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Des précédents. Cette attaque mortelle de requin est la première depuis le début de l'année sur l'île, où l'animal a tué trois personnes en 2012 et 2011. Les attaques ont lieu principalement à Saint-Gilles, la zone balnéaire. La dernière attaque avérée mais non mortelle remonte à août 2012, lorsqu'un surfeur a eu une jambe et un bras arrachés à Saint-Leu, dans l'ouest de l'ile. Le 23 avril dernier, un arrêté municipal avait toutefois restreint les activités sur la plage de Saint-Pierre, au sud de l'île, après le signalement de la présence d'un requin par un surfeur qui affirmait avoir été chargé par l'animal.

Mesures de prévention critiquées. L'année dernière, la série noire avait suscité une vive polémique entre les scientifiques et écologistes d'un côté, et les surfeurs de l'autre, sur les moyens de sécuriser la baignade et les activités nautiques. Plusieurs études scientifiques, dont une grande opération de marquage acoustique, ont été lancées par les autorités locales pour mieux connaître les moeurs de requins qui, selon les associations de surfeurs, se seraient sédentarisés à proximité des plages. Des mesures de prévention ont  également été mises en place pour protéger la pratique de la baignade et des sports nautiques, en particulier par les "vigies-requin" qui, à bord d'embarcation ou dans l'eau, sont chargées de signaler la présence d'un squale.

Des dispositifs vains, selon le député-maire de Saint-Leu, dans l'Est, qui s'est déclaré jeudi "en colère" après ce nouvel accident. "Il est urgent de réagir autrement avec des mesures concrètes, sinon la liste des tués sur nos côtes risque de s'allonger. Dans cette démarche, la seule solution pertinente est d'effectuer des prélèvements préventifs de requins et de requins bouledogues, en particulier", écrit-il dans un communiqué.

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