Un prof jugé pour "corruption de mineure"

  • A
  • A
Un prof jugé pour "corruption de mineure"
@ MAXPPP
Partagez sur :

Il a entretenu une relation avec une élève. Il a été condamné à 5 mois de prison avec sursis.

Au départ leur relation était amicale. Puis au fil des conversations sur Facebook et MSN, cette adolescente de troisième et son professeur se sont rapprochés. La mère de l’élève avait demandé à l’enseignant de s’éloigner, mais il était trop tard. L’amitié s’était déjà transformé en amour.

"Je me suis fait avoir c’est tout"

L'été dernier, l’enseignant, père de deux jeunes enfants, avait fini par tout avouer à son épouse et à rompre avec la jeune fille. Celle-ci avait alors décidé de porter plainte.

"J’ai cru à tous ce qu’il m’avait dit, qu’il allait quitter sa femme. En fait c’était que du mensonge. Je me suis fait avoir c’est tout", confie Sarah sur Europe1. "Si c’était à refaire je ne referais pas du tout".

Il se caresse devant sa webcam

Le tribunal correctionnel du Havre a condamné, mercredi, l’enseignant à cinq mois de prison avec sursis qui était poursuivi pour s'être exhibé et caressé, par webcam interposée, devant l’adolescente de 15 ans et avoir encouragé celle-ci à faire de même.

L'enseignant était initialement poursuivi pour "corruption de mineure" pour des faits d'exhibitions réciproques sur webcam apparus au cours de l'enquête de police et pour "atteintes sexuelles sur mineure de plus de 15 ans, non émancipée, par personne ayant autorité". Le tribunal qui a jugé cette affaire à huis-clos, a finalement relaxé le prévenu pour les faits d'atteintes sexuelles en considérant qu'au moment du début de la relation amoureuse il n'avait plus autorité sur l'adolescente parce qu'elle n'était plus dans sa classe.

"Mon client a compris la leçon"

Cette lecture du dossier a été contestée par l'avocate de la mère et de l'adolescente, Me Marie-Annick Puyt-Guérard, pour laquelle la relation amoureuse prenait ses racines au moment où il était son enseignant. "La qualité d'enseignant oblige à prendre ses distances avec ses élèves et, si un phénomène d'amour se déclare, celui-ci doit aussitôt mettre des limites", a-t-elle ajouté.

L'avocat de l'enseignant, Me Jean-François Titus, a pour sa part estimé "juste" la décision du tribunal. "Mon client a compris la leçon, il regrette ce qui s'est passé et a présenté ses excuses", a-t-il dit.