Un officier de police en grève de la faim

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Un officier de police en grève de la faim
@ MAXPPP
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Ce brigadier, qui ne supporterait plus d'être cloîtré dans un bureau, demande à retrouver le "terrain".

Un officier de police judiciaire (OPJ) de 42 ans est en grève de la faim depuis le 28 février à Saint-Pée-sur Nivelle, dans les Pyrénées-Atlantiques, pour obtenir son affectation sur un poste de policier sur la voie publique car il "ne supporte plus de travailler dans un bureau", a-t-on appris jeudi auprès de l'intéressé. "Je souffre d’une pathologie confirmée par six psychiatres. J’ai la phobie d’être enfermé dans un bureau. Je demande à redevenir simple policier sur la voie publique. Je suis déterminé à poursuivre ma grève de la faim 30 jours minimum", a déclaré ce brigadier. "Cela fait huit ans que je demande ce changement. On m’oppose ma qualification d’OPJ", qui est supérieure à celle demandée, a-t-il ajouté.

Le Directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Thierry Alende; a de son côté expliqué  avoir proposé un poste de simple policier au brigadier à Bayonne mais il l'a refusé en raison de la distance entre cette ville et son domicile, une trentaine de kilomètres.  "Ce brigadier en arrêt maladie depuis un an et demi devait reprendre son poste vendredi au commissariat de Saint-Jean-de-Luz suite à un avis médical de nos services attestant qu’il peut reprendre normalement son travail sans restrictions particulières, assorti d’une préconisation selon laquelle un changement de service est souhaitable", a-t-il précisé. L'OPJ est convoqué vendredi devant le médecin de l’administration policière à Bordeaux pour un nouvel avis médical, selon lui. "Nous ne sommes pas face à un policier en souffrance au travail mais face à un problème médical complexe", a t-il ajouté.
 

Pour Joseph Cilluffo, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police "c’est navrant d’en arriver là. Nous avons essayé de le dissuader de faire cette grève de la faim. Pour autant, nous le soutenons, il faut que l’administration trouve une solution". "Il a pris le poste qui lui était proposé à Bayonne comme une sanction. Il est vrai qu’il n'a rien à se reprocher si ce n’est d’être malade. Il est dommage que l’administration ne suive pas la préconisation des médecins", a-t-il estimé.