Un GI fictif pour célébrer les 70 ans du débarquement

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Un GI fictif pour célébrer les 70 ans du débarquement
@ Europe1.fr
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Le Mémorial de Caen a lancé les comptes Facebook et Twitter d'un français engagé dans l'armée américaine en 1943.

"Louis Castel", un GI fictif créé pour raconter le quotidien d'un jeune Français engagé dans l'armée américaine avant, pendant et après le Débarquement du 6 juin 1944, a été lancé jeudi sur Twitter et Facebook par le Mémorial de Caen, à l'approche du 70e anniversaire du Jour J.


"C'est de la folie", a estimé à la mi-journée le directeur de la communication du Mémorial, Franck Moulin, interrogé sur le succès de l'opération. Le compte du faux GI affichait plus de 1.900 abonnés sur Tweeter et 3.600 mentions "j'aime" sur Facebook.Appelé après Pearl Harbor. D'après le scénario du Mémorial, Louis Castel est né le 19 mars 1920 à Paris. Il est parti aux Etats-Unis pour un stage en 1939 avant de s'engager dans l'armée américaine après la rencontre de Montoire entre Pétain et Hitler en octobre 1940. Convoqué après Pearl Harbor, le personnage est un "boy" en permission le jour où il commence à tweeter, le 19 décembre 1943.L'idée est de faire "revivre le quotidien d'un GI entre New York, le Royaume-Uni, les plages du Débarquement et la Bataille de Normandie. Un quotidien fait d'épreuves, mais aussi de dépassement de soi et de joies intenses", explique dans un communiqué le Mémorial.

En prévision de juin 2014. "Son histoire est un puzzle d'histoires vraies puisées dans les témoignages que nous avons dans nos fonds ou dans des livres. L'historien Emmanuel Thiébot a écrit la trame historique du début à la fin et par dessus il y a cette couche fictionnelle dramatique qu'on écrit pour donner corps au personnage. Là, on a un scénario global et on avance mois par mois", précise M. Moulin.L'opération s'inscrit dans le cadre des événements programmés pour le 70e anniversaire du Débarquement, placé sous le signe de la "transmission" de la mémoire aux jeunes générations, alors que les anciens combattants sont de moins en moins nombreux.